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Chroniques DVD
05
Oct
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : abyssus abyssum invocat

Scénar : pourquoi ce signal d’alarme retentit-il dans ce sous-marin nucléaire, que signale-t-il ? En tout cas l’engin repéré bouge extrêmement rapidement, de façon surhumaine, et dans son exploration le sous-marin ne manque pas de se manger une méchante collision…et de couler par le fond. Seule sa balise en réchappe, on envoie les militaires chercher des spécialistes de la plongée sur une plate-forme pétrolière car un ouragan menace et ces civils seront les plus rapidement sur place. On leur promet une prime et l’appui d’un professionnel militaire mais le chef d’équipe, « Bud » Brigman flaire des complications. Déjà, le lieutenant Hiram Coffey est un vrai connard et quand l’équipe tombe sur l’épave, les évènements mystérieux se succèdent… Un homme se retrouve dans le coma, une lueur vive fait son apparition et les bidasses veulent mettre le phénomène sur le dos d’éventuels fouineurs soviétiques. Mais la troisième guerre mondiale n’aura pas lieu pour les plongeurs puisqu’à la suite d’un incident ils se retrouvent à leur tour entraînés vers le fond.

Grosse, grosse machine et tour de force technique qui a plutôt bien vieilli, Abyss est le film qui divise. A la fois semi-thriller à l’ambiance claustro et aux sonorités stressantes quand la folie s’installe, action et suspense compris, et coup de gueule antinucléaire SF dans lequel l’homme reste un loup pour l’homme dans une guerre toujours aussi froide, il n’ennuie pas contrairement à plein d’autres d’une longueur équivalente, car tous les ingrédients sont subtilement dosés pour en faire un cocktail généralement agréable.

Tourné - de façon visiblement éprouvante pour toute l’équipe - dans le réacteur d’une centrale nucléaire inachevée, Abyss offre en plus de la morale du grand spectacle et un beau couple d’acteurs franchement émouvant (Mary Elizabeth Mastrantonio et Ed Harris, qui a toujours mérité un statut de superstar tant il est souvent très bon), Michael Biehn, déjà à l’affiche des deux précédents Cameron 1 est là aussi parmi des seconds rôles qui tiennent carrément bien la route. On reste marqué par certaines scènes (la présence fantomatiques des objets et des corps qui flottent c’est pas rien, ni l’effroyable panique à la pensée de la noyade…) même si les abysses s’avèrent bien moins sombres que les couloirs mortifères d’un Aliens

Bonus : en dehors du film présenté en deux versions (la cinéma et l’autre, longue de plus de 28 minutes), des tonnes : un livret 12-pages, un DVD bourré de suppléments (entre autres des bandes-annonces, bio / filmographies, une featurette, des galeries de photos et des making-off marrants avec un James Cameron qui peut répondre à l’interview sous l’eau quand ça lui pète). Les sous-titres et boîtier sont bien garnis en fautes diverses, dommage pour un ensemble visuellement soigné, du moins quand on le regarde de loin…

1 voir Terminator de James Cameron (avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn...) 1984 et Aliens - Le Retour de James Cameron (avec Sigourney Weaver, Carrie Henn…) 1986.

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