Chroniques DVD
07
Oct
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : espionnage à l’ancienne

Scénar : en août 1939, les américains s'inquiètent de l'imminence d'une guerre en Europe mais leurs contacts semblent affirmer qu'elle n'aura pas lieu. Un rédacteur en chef envoie donc un reporter sur place, Johnny Jones, une forte tête connue pour son caractère bouillant qui plus est pas vraiment intéressé par la politique étrangère. Ce qui arrange le rédacteur en chef qui cherche de la fraîcheur dans l’écriture. Une fois à Londres, Jones a tôt fait de comprendre pourquoi tant le correspondant local du journal est une vraie feignasse. S’il parvient à rencontrer Van Meer, un des signataires d’un accord secret qui intéresse beaucoup de monde, il repart bredouille niveau informations. La fille du pacifiste Fisher se révèle elle beaucoup plus attrayante… Alors qu’il semble ensuite que Van Meer soit assassiné sous les yeux de Jones, celui-ci découvre que Van Meer n'est en fait pas mort mais personne ne le croit, ce qui le motive d'autant plus à aller au bout de l'affaire. Et il se révélera bien plus malin que prévu…

1940 est une année chargée puisque Correspondant 17 est, après Rebecca 1, le deuxième film d’Alfred Hitchcock qui sort cette année-là, la première qu’il passe aux États-Unis. Un pays qu’il aimerait bien voir entrer en guerre aux côtés des Anglais, et le film n’y va pas par quatre chemins pour le dire, quitte à  friser la propagande anti-neutralité. Toujours avec une dose d'humour et de romance dans la gravité, Hitchcock semble se demander où est la place du pacifisme dans la diplomatie à la veille de l'inévitable fomenté par des traîtres innommables, ceux-ci occasionnant des scènes violentes pour l'époque et bien sûr une course-poursuite à l’ancienne, comme souvent dans les films d’espionnage d’Hitchcock 2.

Si tout ceci paraît un peu désuet et marqué aujourd'hui (trop mignonnes les maquettes de gratte-ciel), les acteurs Laraine Day, Joel McCrea (vu dans La Chasse du comte Zaroff ou Coups de feu dans la sierra…) et George Sanders (déjà dans Rebecca mais aussi à l’affiche d’Ivanhoé, Richard Cœur de Lion, Les Contrebandiers de Moonfleet, Le Village des damnés ou…Sumuru, la cité sans hommes !) débordent de charme - comment peut-on d’ailleurs résister à un personnage dont le nom commence par deux F ?! - et la trame se complexifie au fur et à mesure. Tant qu’elle est pimentée par un peu d'action (l’attaque de l’avion, très bien faite pour l'époque, a dû carrément ficher la frousse au public), ça passe tout seul jusqu’à une fin un peu plus longuette mais la version française y est pour beaucoup.

1 voir Rebecca de Alfred Hitchcock (avec Laurence Olivier, Joan Fontaine…) 1940.

2 voir par exemple L’Homme qui en savait trop, Les 39 Marches, Quatre de l’espionnage, Agent secret, Une femme disparaît ou Cinquième colonne.

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