Tu payes ton coup ?

Chroniques DVD
05
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : aventures survoltées

Scénar : voici enfin venir les jours de permission pour le soldat Adrien Dufourquet. Au moment où il descend du train, quelqu'un se faufile au musée et dérobe une - deuxième - statuette précolombienne d'une série de trois. Un secret, un trésor se cachent-t-ils derrière la possession de ces fétiches ? En attendant, on enlève le futur beau-père d'Adrien qui se trouve être un des découvreurs des statues, puis ensuite sa fiancée. Les vacances se transforment en cauchemar pour Adrien qui pour sauver sa dulcinée saute dans un avion et se retrouve en partance pour Rio en même temps qu'elle qui ne semble pourtant pas le reconnaître, sans compter qu'avec tout ça il se retrouve déserteur s'il ne fait pas vite. Épaulé par un gamin des rues de Rio, il se lance à la poursuite des ravisseurs qui se révèlent des plus dangereux.  

Après avoir partagé un film à sketches moyen avec Jean Girault et Jacques Pinoteau, Philippe de Broca retrouve Jean-Paul Belmondo après le très chouette Cartouche pour ce film au rythme d'enfer (n'y a qu'à voir le générique effréné et très coloré comme tout le reste du film) qui évoque sans le moindre doute un Tintin en plus casse-coup et bagarreur, on pense bien sur à L'Oreille cassée, au Secret de la Licorne, au Temple du soleil, et tout est fait pour que ces aventures fassent se poiler toute la famille, parfois même un peu trop au moyen de gags un peu bébêtes.

Quelques seconds rôles tirent leur épingle du jeu autour des deux têtes d'affiche dont la très belle Françoise Dorléac qui joue très bien la capricieuse roulant en roadster trop classe. Daniel Ceccaldi est très bon en flic neuneu, Adolfo Celi parfait dans son rôle habituel de méchant à la sale trogne. Les  paysages superbes et les décors du Rio bien destroy des Sixties donnent l'occasion à Belmondo de jouer un personnage à grande gueule, un gentil voyou insaisissable et intrépide qui donne de sa personne avec à fond de cascades et de péripéties : à vélo, en voiture, bateau ou avion (un superbe Catalina est à voir), ça ne s'arrête jamais d'autant qu'évidemment il sait tout piloter comme, au hasard, Tintin, James Bond ou Indiana Jones.

Les invraisemblances habituelles passent quasiment inaperçues (des voleurs avec un flingue à silencieux alors qu'ils cassent les vitrines à la main ? Des kidnappeurs à chapeau et imperméable visibles à deux kilomètres, c'est en suivant un mec qui te suis que tu retrouves ton chemin, etc.), un petit message aussi (on évoque rapidement la déforestation mais le vélo est trop pressé pour remarquer la déjà très destructrice marche du progrès) mais on passe un très bon moment dans la veine de ce que commettra Belmondo dans l'excellent Les Tribulations d'un Chinois en Chine et le foutraque Le Magnifique du même De Broca.

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