Chroniques DVD
08
Fév
2018

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : horreur fantastiquement suggérée

Scénar : des garçons provoquent des filles pour une course de bagnoles : celle des filles finit emportée dans le fleuve… Une seule fille, Marie Henry, ressort de la boue et la voiture n'est pas retrouvée dans les eaux tumultueuses. Amnésique en partie, elle part dans l’Utah pour devenir organiste dans une église et déclare ne jamais vouloir revenir dans la région. Pendant son voyage et même à son arrivée sur son lieu de travail, elle voit apparaître des gens, des fantômes ? Sûrement puisque quand elle parle de ses « visiteurs », il semble qu'elle soit la seule à les voir et personne ne veut la croire… Pour en rajouter en étrangeté, elle se sent puissamment attirée par un bâtiment immense et abandonné qui abritait autrefois une fête foraine.


Rhôôô les mecs et leurs courses de bagnoles typiquement ricaines, voyez où ça mène ! C’est qui qui nettoie les fonds de rivières hein ? Et on s’étonne de la prolifération des silures ?! Pfff… Ceci dit, le (très) peu d'action du film réside là, dans cet accident. Mais c’est l’atmosphère générale qui est véritablement marquante, ainsi que des acteurs assez flippants dans leur jeu (un peu comme dans le futur La Nuit des morts vivants par exemple, rapport à ces faces blafardes / blanchâtres dignes des vieux films de zombies ou du muet expressionniste) qui apparaissent à cette petite femme forte et déterminée, mais perdue dans un tourbillon d'incompréhension. Son interprète Candace Hilligoss ne pouvait pas être plus troublante que dans ce drame horrifique. 

Sans l’aide d’effets spéciaux quelconques (le budget rikiki ne l’aurait de toute façon pas permis), Le Carnaval des âmes chamboule le spectateur avec un beau travail de photographie, une musique aiguë assez angoissante malgré son minimalisme, des enchaînements parfois bizarres et toujours rapides entre les scènes et des éléments de décors super bien trouvés : ce bâtiment contenant une fête foraine décrépite ou cet orgue géant font carrément leur petit effet. Ajoutez à ça des séquences hallucinantes comme celle des danseurs en accéléré ou la poursuite sous la foire et vous obtenez un sacré classique qui va se révéler influentiel pour tout un tas de films que nous ne citerons pas pour préserver la surprise de ce seul long-métrage d’un réalisateur ayant à son crédit une cinquantaine de courts. Dommage de n’avoir fait qu’un long si original, à commencer par ce générique où les mentions suivent la forme des objets figurés. Cool !

Bonus : bande-annonce en version originale + celles des autres titres de la collection (voir Artus Films fait un retour fracassant pour les fêtes ! et Au-delà de demain, Scandale à Paris, Le Fils du pendu, Les Cinq survivants, L’Étrange Mr Slade.

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/classiques-americains/le-carnaval-des-ames-241

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