Chroniques DVD
12
Nov
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : giallostralien

Scénar : à Sydney, sur la plage, il y en a pour tous les goûts :  moto, cerf-volant, ballade mais aussi carcasses de bagnoles où pourrit un cadavre que découvre une fillette. L'inspecteur à la retraite Thompson, maintenant plus occupé par ses cyclamens que par les meurtres, est appelé en renfort. Les actifs sont fâchés de toujours le voir débouler d'autant qu'il a vieilli mais, malgré ses méthodes d’un autre temps parfois pas très catholiques (il n’hésitera pas à subtiliser des pièces à conviction), il finit par avoir le droit de jeter un œil au dossier et débusque rapidement un pervers qui avait amené les carcasses sur la plage. Glenda a quant à elle deux amants, un vieux riche et un jeune affamé mais elle se marie avec un troisième, Antonio, sans pour autant cesser de voir d'autres hommes. Les deux histoires ne tarderont pas à se télescoper…

Histoire tournée à Sydney où elle s’est vraiment déroulée dans la vraie vie, L'Affaire de la fille au pyjama jaune est réalisé par le méconnu Flavio Mogherini. Celui-ci a réuni une belle équipe : Riz Ortolani (qui laisse la voix lascive d’Amanda Lear s’occuper du micro) pour la musique, et pour les acteurs Dalila Di Lazzaro, l’ancêtre Ray Milland (fabuleux dans Le Poison ou Le Crime était presque parfait), Michele Placido, Howard Ross (non mais c’est quoi cette couleur de tifs ?!) et l’inévitable Mel Ferrer. Des femmes sensuelles et volontiers dénudées, des maquillages gore, des endroits chelous et anxiogènes, beaucoup d'éclairages colorés, de micro touches d’humour (Placido mange ses pattes comme un cochon, les vieilles morues du club sont affreuses…), autant d’éléments qui rappellent le giallo, mais tout n’est pas si simple.

De par son cadre ensoleillé plus qu’inhabituel, cet excellent film dénote du giallo classique, il peut d’ailleurs très bien ne pas être ajouté à la longue liste des films de ce genre particulier à cause par exemple de la tension dramatique qui règne, du jeu de dupes général résultant de flash-backs malins et d’histoires entremêlées qui multiplient les pistes et tiennent en haleine ; mais aussi à cause de l’évocation subtile de la solitude des déracinés (les protagonistes sont de différentes origines : italiens, hollandais, anglais ou danois…) et la rudesse de la police avec les étrangers sur son sol. Et puis bon, qui a eu l'idée bizarre de montrer le cadavre dans un bain de formol au public qui défile pour éventuellement reconnaître quelqu'un de sa famille ou de ses amis ? Hein ? Z’êt’pas dingues non ?! Faut calmer sur la Foster les potes !

Bonus : Giallo en Australie (entretien avec Howard Ross, 13’), bande-annonce + celles de Journée noire pour un bélierLe Venin de la peur et L’Antichrist.

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