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Chroniques DVD
09
Mai
2003

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : monument à la gloire des Marines et à la Navy

Scénar : pendant la seconde guerre mondiale, en Nouvelle-Zélande, le sergent Stryker est chargé de former des fusiliers-marins stationnés sur l’île. Costaud et pas commode, Stryker a vu sa femme se tirer avec son gosse et court souvent se saouler la gueule. Ça ne l’empêche pas d’avoir l’œil sur ses hommes parmi lesquels il repère le fils de son général. Celui-ci se révèle sauvage et l’envoie promener avant de finalement éprouver du respect pour lui. Le jeune homme tombe amoureux d'une jeune fille et l'épouse précipitamment. Mais bientôt la bataille aura lieu, d'abord sur Tarawa, île fortifiée par des Japonais fanatiques, puis enfin Iwo Jima, dernière base importante avant le Japon.  

Forcément fabriqué comme un film de propagande - il sera même projeté aux nouvelles recrues -, Iwo Jima figure un John Wayne dans toute sa splendeur, un grand costaud, dur et picoleur mais aussi du genre torturé, quelqu’un qui de plus ne veut pas qu'on le sache généreux, un grand timide maladroit au bon fond et au courage illimité (et qui préfigure les sergents hurleurs du Maître de guerre et de Full Metal Jacket). On note à ses côtés la présence de l’excellent Richard Jaeckel qui débute dans Guadalcanal en 1943 et se retrouvera souvent ensuite dans l’uniforme comme dans Bastogne, Les Douze salopards, La Brigade du diable, mais qui jouera aussi dans 3h10 pour Yuma, Chisum, Fureur apache, Pat Garrett et Billy le Kid etc. Petite pensée aussi à John Agar, déjà dans le précédent Wayne, La Charge héroïque

N’importe qui remarquera que, comme d'habitude en ces temps de guerre froide, la Navy a prêté un paquet de matos (et peut-être même des figurants), du coup la boucherie est plutôt bien reproduite, on note des lance-flamme particulièrement impressionnants dans cette sanglante ode à l’héroïsme du soldat américain, c’est juste marrant de souvent choisir John Wayne qui n'a jamais fait la guerre en dehors de dans ses films. Pour ne pas finir sur un très vilain sarcasme, on se délectera de souligner quelques scènes comme celle, étrange, où un soldat lit la lettre d'un mort à ses proches (ça se fait ça ?), celle qui démontre les vertus de la danse dans l’apprentissage de la baïonnette ou ces deux frères qui se tapent sur la gueule sans arrêt.

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