Tu payes ton coup ?

Chroniques DVD
15
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : on vous avait prévenu de ne pas sortir ce soir !

Scénar : un couple roupille sur la plage : la fille est égorgée, le mec étranglé avec un lacet… Est-ce un rêve de ce drôle de type qui vit au milieu des poupées et des bougies ? Pas sûr vu son ardeur, malgré des regrets immédiats mais éphémères, à massacrer les prostituées ou les femmes un peu trop libres de faire ce qu’elles veulent de leur corps. Frank Zito est aussi un grand malade qui prend plaisir à scalper ses victimes pour coiffer ses compagnes de plastique, autant dire que ses méfaits se passent pas inaperçus… La série de crimes met la police sur les dents mais en pleine peur sur la ville, une très belle fille prend par hasard le tueur en photo ! Ceci dit, lui la voit aussi au même moment, aïe !

Le premier film cultissime de William Lustig est vraiment un cas. Déjà d'entrée la bande originale ne fait pas rire, surtout quand on lui mêle la respiration fauvesque de l’assassin et tant qu’à y être sa voix (off) déblatérant ses délires intérieurs, sa double personnalité, son trauma infantile qui dégénère bien sûr en sévère psychopathologie, sa marâtre qu’on ne regrettera pas d’avoir connue, et cætera. On se balade aussi dans l’univers sordide des prostituées, des motels miteux, des tenues grotesques et d’une musique d'ascenseur d’une rare vulgarité, le film urbain par excellence, Driller Killer meets Taxi Driver, tandis que dans le métro on pense aux Guerriers de la nuit.

Tout en haut d’une pyramide pas triste de vilains cageots, on retrouve la splendide Caroline Munro (L’Espion qui m’aimait, mais aussi les « fabuleux » Starcrash, le choc des étoiles de Luigi Cozzi et Les Prédateurs de la nuit de Jess Franco…), Tom Savini, maquilleur en chef ultra gory mais aussi apparu dans des tonnes de films géniaux (Martin, Zombie, Vendredi 13, Creepshow, Une nuit en enfer, Machete…) et surtout le grand Joe Spinell (Le Parrain, Taxi driver, RockyBrubaker, Vigilante…), formidable de réalisme et dont William Lustig filme la folie avec brio tout en parsemant son œuvre de clins d’œil divers aux zombies, au gothique antique (cette scène dans le cimetière avec fumée et compagnie !) ou au gore alors tout-puissant (superbe explosion de tronche au fusil, embrochage à la baïonnette, décapitation…) au moyen d’une façon de tourner volontiers voyeuse pour un effet malsain maximum (comme Craven avec La Dernière maison sur la gauche ou Hooper avec Massacre à la tronçonneuse), la polémique s'est d’ailleurs déchaînée ensuite devant ce coup de pompe dans le cul du puritanisme américain de l'époque, un vrai régal de glauquitude !

Bonus : un doc assez émouvant sur un grand type méconnu (The Joe Spinell story, 49’), une interview avec Caroline Munro, sept bandes-annonces, des scènes rescapées de l’ex-futur Maniac 2, Maniac par Mad Movies, filmographies, interview radio etc.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

×
Ne manquez plus une seule chronique !
Pas de harcèlement ici, c'est un mail chaque lundi avec la quinzaine de liens de la semaine précédente à découvrir, c'est pratique.
Sans oublier que des concours donneront lieu chaque semaine à gagner des bouquins et des invit', strictement réservés aux inscrits et pas aux autres, forcément.
Ged-set power !
×

Page Facebook Nawakulture

Ne partez pas sans avoir "aimé la page", retrouvez tous les articles, vidéos et reportages sur votre mur. Soutenez Nawakulture en vous abonnant à la page Facebook et en partageant les chroniques.