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Chroniques DVD
28
Mar
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Maigret version Gabin, tome 2

Scénar : « L’heure du châtiment a sonné, tu mourras avant l'office des Cendres ». Voici ce qui est écrit sur la lettre transmise à Maigret de la part d’une vieille connaissance qui l’a reçue, la comtesse de Saint-Fiacre, chez qui le père du commissaire était jadis régisseur. Quand la comtesse meurt d'une crise cardiaque suspecte, Maigret ne tarde pas à nourrir des soupçons sur les gens étranges vivant dans ce domaine en faillite qui se sépare de ses meubles et de ses tableaux, de quoi mettre Maigret sur les nerfs d’autant qu’il a droit à un joli festival de personnages retors, de simagrées insupportables et louches, hop, tout le monde est désormais suspect, famille ou pas famille, aux yeux du célèbre commissaire.

Filmé de dos au début du film afin qu’on ne le reconnaisse pas tout de suite (comme si c’était possible), Jean Gabin endosse à nouveau l’imperméable du commissaire Maigret avec une nouvelle fois Jean Delannoy aux commandes, Michel Audiard aux dialogues et à ses côtés de grands acteurs de la trempe de Valentine Tessier, Michel Auclair, Jacques Marin, Marcel Pérès, Paul Frankeur… Seul face à de nombreux coupables potentiels, c’est cette fois un Maigret singulièrement mélancolique qu’interprète brillamment Gabin.

Un grand Maigret, peut-être le meilleur du triptyque Gabin (entre Maigret tend un piège en 1958 et Maigret voit rouge en 1963), en particulier parce qu’il permet aux non-lecteurs d’en apprendre plus sur la jeunesse du héros de Simenon, à l’époque un jeune garçon visiblement amoureux d’une dame de la haute qui trouble encore le commissaire - divisionnaire s’il vous plaît - qu’il est devenu bien des années plus tard. Beaucoup de personnes ont un jour connu Maigret dans sa jeunesse, et c’est dans une ambiance fort sombre qu’il va faire tomber les masques.

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