Tu payes ton coup ?

Chroniques DVD
02
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : horreur involontairement (?) drôle

Scénar : [argh, de la fumée qui sort des égouts, et avec elle des mains avides qui ont tôt fait de happer les passants imprudents avant que les véhicules de nettoyage municipaux ne fassent disparaître les preuves]… Le journaliste George Cooper enquête sur la disparition de clodos dans le quartier mais fait chou blanc. Les flics s'en foutent un peu au départ mais se voient contraints de bosser sur l'affaire, c’est pourquoi le capitaine Bosch visite les foyers de sans-abris pendant que Cooper descend dans les égouts… Là-dessous, les clodos cherchent des armes pour se défendre car certains sont victimes d'attaques et ensuite de plaies bien pourries. Des trous dans les caves, un compteur Geiger épileptique mais aussi de mystérieuses inspections du métro mettent la puce à l'oreille de ceux qui s'intéressent aux habitants du sous-sol jusqu’à qu’une créature attaque des gens. Et cette fois-ci il y a un témoin, une petite fille traumatisée que pas grand monde ne prend au sérieux… Et pourtant !

Pur produit horreur / SF made in Eighties aux Zétazunis avec peu de moyens, C.H.U.D. est un petit classique pour les fans du genre malgré un mal certain à démarrer à cause de dialogues pas brillants en général mais aussi à cause de l'action aux abonnés absents sur la première heure. Car après, tout part en vrille, paye ton monstre tout pourri comme dans les Fifties, un peu de zombies et un tout petit poil de goritude, du lance-flamme et du gaz, et c’est parti ! Bien entendu, les doublages français sur un ton pas crédible sont un peu moyens quand on les supporte, les clichés habituels pullulent mais hey, le climat est chouette, c’est le principal !

Pas du tout essentiel mais plutôt drôle quand il s'agit de faire des commentaires débiles et des imitations de personnages du genre pour faire les cons, C.H.U.D. est quand même, s'il vous plaît, doté d’un scénario qui ne manque pas d'aborder abandon des sans-abri et magouilles politico-scientifiques, et pourquoi pas les déchets nucléaires gérés n'importe comment (juste après Tchernobyl, ça tombe bien !), sans gratter trop profond cela va sans dire. On peut ranger la chose avec Le Retour des morts vivants, Transmutations, Les Contes de la crypte, Creepshow et compagnie tout en s’écoutant un groupe français au nom mystérieusement proche, voir SHUD [Fra] Rot in pieces (Armée de la Mort Recs) 2012.

Scènes culte : le type qui avale la pièce du téléphone pour empêcher le révérend de balancer à la presse, la meuf qui au pire moment pète en trébuchant le fil de son bigophone… Magnifiques !

La phrase du film : au choix « Je trouve que vous charriez dans les bégonias » ou « Je vous souhaite les oreillons ».

Bonus : bande-annonce, filmographie, fiche technique.

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