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Chroniques DVD
01
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : péplum biblique à l’italienne

Scénar : Jacob aimait particulièrement son fils Joseph qu'il avait eu à un âge avancé avec Rachel. Il faut avouer que Joseph a un peu tout pour lui, réglant toujours les problèmes grâce à un esprit pratique et profondément humain que ne possèdent absolument pas ses dix frères aînés. De plus, cet immense amour que lui témoigne son père nourrit une immense jalousie que Joseph feint de ne pas voir. Pourtant, quand Joseph se voit confiées des responsabilités, ils n'hésiteront pas à le vendre à un marchand d'esclaves et le faire passer pour mort aux yeux du patriarche. Joseph se retrouve ainsi en Égypte où le bras droit du pharaon acquiert ce juif qui sait lire, écrire, soigner…et en plus il sait bien faire le vin  ! Au service de Potiphar, Joseph fait des merveilles. Il n’est pourtant pas sorti des problèmes mais puisque « c'est la volonté du Seigneur… »… Un seigneur qui va lui en faire vivre des vertes et des pas mûres !

L’Esclave du pharaon… Le titre italien Giuseppe venduto dai fratelli (Joseph vendu par ses frères) était tout de même plus parlant, non ? En attendant, pour un premier film, Luciano Ricci livre un peplum honnête avec en haut de l’affiche des grands ou futurs grands acteurs (Geoffrey Horne, vu surtout à la télé mais aussi à l’affiche du Pont de la rivière Kwaï, les vénérables Robert Morley et Finlay Currie, mais aussi un tout jeune Mario Girotti / Terence Hill…) et l’histoire - tirée, heavy-demment, des fariboles bibliques -  d’un type qui voit dans ses rêves un avenir glorieux qu'il attribue, son père itou,  à la volonté de Dieu. Dites les gars, ça va les chevilles ?!

Un chouette film de la vague du kitsch italienne avec les ingrédients indispensables : des costumes, des perruques et des maquillages plutôt bien foutus, des décors mignons (ah ! Les maquettes englouties !), une beauté fatale aux yeux d'azur, des stock-shots d'animaux (ainsi qu’un affreux découpage d'éléphant), une vision typiquement chrétienne de l'histoire antique (le mouroir des esclaves est saisissant !), un boxon d’un classicisme infernal mais qui aura eu la bonne idée de faire rêver une bonne partie de la population transalpine quand elle cherchait à s'occuper autrement que par la dépression de l'après-guerre qui traîne en longueur.

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