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Chroniques DVD
08
Fév
2019

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : tintouin au Congo

Scénar : une tribu du Katanga se fait chourave un bijou mais les voleurs profanateurs d’idoles, au nombre de deux, trouvent le moyen de se diviser…en deux et de paumer le butin. L’œil du dieu Mango excite un peu trop les convoitises, au point d'ailleurs que le survivant du duo d'aventuriers fait miroiter douze ans plus tard des gisements potentiels à un couple d'européens dans le seul but de retourner sur les lieux retenter sa chance. Si la tribu belliqueuse ne suffisait pas, le détrousseur trouvera aussi sur sa route une fille sauvage nimbée de rumeurs qui terrorisent les autochtones et faisant d’elle une sorte de divinité dangereuse.

Ben voyons ! À la suite de nombreux films typés Tarzan et autres personnages du genre, l'Italie ne pouvait résister à la tentation de faire errer dans les bois des personnes à demi-nues. Descendante de She, mais aussi pas loin de Mowgli, Gungala est très jolie, vierge ou pas, et trône dans la jungle en faisant gentiment joujou avec les fauves. Euh bon, en fait quand on cause de jungle, on veut bien sûr parler de ce qui est censé la représenter mais qui a du mal à dissimuler avoir été tourné dans des parcs aussi exotiques que ceux du centre-ville de ta bourgade. Heureusement, les habituels stock-shots sont présents en quantité et les animaux, félins câlins sûrement empruntés à un dresseur fort doué, donnent l'illusion d’un environnement sauvage. Si leur amie la belle brune Kitty Swan n'a pas joué énorme (son apparition est pour le moins furtive, la faute peut-être à un petit budget), la belle blonde la contrebalançant, Linda Veras, est bien la seule du casting à avoir eu une carrière notable avec des participations à divers films comme Le Mépris, Le Dernier face à face, Dieu les crée moi je les tueSaludos, hombre ou encore Sabata.

 

Dernier film d’un réalisateur à la courte carrière (moins d'une décade), Gungala la vierge de la jungle ne possède pas le scénario du siècle, ni les meilleurs acteurs, n’apporte rien de très innovant (y a du porteur et du bwana au menu, une danse de sorciers masqués et un duel autour du feu, des zooms gourmands) et montre certains vilains défauts (sans les stock-shots il ne durerait pas longtemps, la musique n’est pas synchro avec le pôv’ percussionniste…). Il n’en est pas moins terriblement représentatif d'une époque ou sans vraiment vouloir faire le mal, on aimait à exposer l'érotisme en rempart du rigorisme catholique toujours présent en filigrane chez nos amis transalpins. Bien plus sinistres, la télé-« réalité » / l’exhibitionnisme total des débiles mentaux actuels ne sont-elles pas à leur tour de « nouvelles » preuves du sale état de notre vieux monde et de ses préoccupations hypocritement gangrénées par l'autocensure ?

 

Bonus : diaporama d’affiches et de photos, bandes-annonces de la collection « Filles de la jungle » et Les Sauvageonnes, entretien avec Julien Sévéon (30’)

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/filles-de-la-jungle/gungala-la-vierge-de-la-jungle-282

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