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Chroniques DVD
08
Mar
2019

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : l’amour est un combat

Scénar : il y a de quoi bien se marrer avec tous ces manèges et ces attractions mais à la fête foraine on peut aussi défier un boxeur si on se sent assez fort. Sauf que « One-Round » Jack Sander est malheureusement un bon puncheur, pratiquement invulnérable. Pour les beaux yeux de Mabel, la caissière et amante de Jack qui plus est, un homme monte malgré tout l’affronter et, contre toute attente, Jack trouve un adversaire à sa taille : le supposé non-boxeur gagne ! Bob Corby est en fait un grand champion australien et a vraiment des vues sur la copine de Jack. Il parvient à lui faire tourner la tête (il en a les moyens financiers) pendant que son manager embobine Jack et l’embauche comme sparring-partner. Après le mariage de Mabel et Jack, les entraînements entre les deux hommes virent plus ou moins au règlement de compte. Jack cherche alors à grimper dans le classement afin de pouvoir affronter son rival loyalement sur le ring puisque sa femme ne semble pas jouer pas franc-jeu non plus.

Alfred Hitchcock nous donne ici à voir deux mondes hauts en couleurs (malgré le noir et blanc). Tout d’abord, le britannique livre de très belles images de fête foraine, pleines de joie et de vie malgré ce malheureux noir que l'on fait tomber d'une planche et que deux gosses bombardent à l'œuf sous les rires. En réalité, le monde des forains ne fait pas dans le racisme, chacun est à sa place malgré / grâce à des particularités parfois hors norme qui rappelleront volontiers le cirque généreusement biscornu de Freaks. Le curé célébrant le mariage s'en rappellera sûrement longtemps. De l’autre côté, c’est le milieu à peine romancé de la boxe, ses inévitables dégâts sur la famille, ses magouilles et ses pics de luxe en cas de victoire mais aussi la beauté du courage, on aperçoit aussi les caméras et autres « couvertures médiatiques » déjà en place en cette fin des années 1920 lors des matches de boxe bondés de monde.

Les acteurs sont très justes - particulièrement ce très joli couple (Lillian Hall-Davis et Carl Brisson, que l'on retrouvera tous deux chez Hitchcock) filmé avec beaucoup de tendresse - dans leur interprétation de ce drame agrémenté de petites mais nombreuses touches de comédie (cet homme qui vide ses pintes cul sec en étant sûrement un des meilleurs représentants, sans parler de figurants parfois incroyables) ; on ajoutera que la musique se révèle constamment expressive quand les - rares - dialogues ne suffiraient pas pour ce prototype des Rocky and Co. à venir, versions plus modernes d'histoires de gens mûes violemment par les passions qui les habitent.

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