Une petite contribution ?

Chroniques DVD
25
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : film dans le film

Scénar : dans le métro où un véritable symposium de la coiffure la plus folle a vraisemblablement lieu, une fille oppressée par un étrange sentiment de peur, d’être suivie, se fait remettre par un type masqué une invitation pour une séance de cinéma. Elle s’y rend avec une copine. Lugubre endroit que ce Metropol où a lieu la projection de ce film…d'horreur qui se déroule dans un cimetière où repose Nostradamus qui prévient : ne pose PAS ce masque sur ton visage au risque de déclencher des cataclysmes… Trop tard, la greluche l’a fait dans la réalité, le résultat s’affichera sur grand écran avant de déborder : planquez les meubles, les démons se multiplieront quand soudain film et réalité se confondront dans le plus parfait des capharnaüms.

Sous l’égide de Dario Argento (dont la fille Fiore joue un petit rôle) et sur une idée de la machine à écrire Dardano Sacchetti, Lamberto Bava repart avec Michele Soavi comme assistant réalisateur (il joue aussi dans le film) sur les terres impies de l’horreur fantastique pure avec ce film pas fin mais drôle comme tout. Du sang, du gore splotch (ah ! cette sortie de démon d'un corps malmené par la contagion, ce massage orbital sans douceur, ce grotesque double étranglement d'amoureux !), de la malédiction, du vomi vert, du hurlement de fille horrifiée, tout est là, prévoyez même des bonus comme les chaises les plus inconfortables de l'histoire du mobilier, des pulls noués autour du cou ou une dose d’invraisemblance dépassant carrément la norme habituelle : la chute d’une carcasse d'hélicoptère à travers le plafond frise en effet les sommets du Nawak total, un peu comme ce demon un peu tout pourri mais le pauvre n'y est pour rien.

On salue la bonne idée de départ de ce quasi-huis clos (une farce sur l'influence des films sur leur public ?), reste un métrage un poil fauché mais avec des côtés irrésistibles, surtout les effets spéciaux et le maquillage typiquement années 80 (Sergio Stivaletti et Rosario Prestopino sont dans la place !), une chouette bande originale sur laquelle maestro Claudio Simonetti (GOBLIN) côtoie la crème hard à gros cheveux (MÖTLEY CRÜE, PRETTY MAIDS, Billy Idol, ACCEPT, SAXON, SCORPIONS…) et d'innombrables clins d'œil, par exemple via des affiches de classiques du cinéma (Nosferatu, Metropolis, Quatre mouches de velour gris…) mais aussi du rock (AC/DC !). Et… Hm, ces punks sous coke ne rappellent-ils pas clairement ceux du Retour des morts vivants sorti la même année ? Mentions spéciales à l’impressionnante chevelure rousse de l'ouvreuse et au doublage pour une fois de qualité, ça change !

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