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Chroniques DVD
09
Aoû
2019

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : un œil dans l'engrenage

Scénar : à l’invitation de son ami le puissant homme d’affaires Robert Maurisson, le professeur italien Antonio Berti arrive à Reims dont il va restaurer les tableaux de la cathédrale. Cathy Massis, une petite fille qui lui sert de modèle pour un ange dans un tableau, se montre étrangement mure et entreprenante. Ce sont pourtant des femmes bien plus âgées qui rejoignent Robert et Antonio pendant leur soi-disant partie de pêche. Parfois les chauds lapins finissent avec des fourches au cul, courir, ça entretient. Soudain, Cathy disparaît puis est retrouvée violée et tuée. La peur s'installe devant ce crime pédophile. Antonio, seul témoin, commence à soupçonner Robert qu’il pense avoir vu sur les lieux. Mais son témoignage mène à un autre coupable bien pratique… La vérité est ailleurs, et c'est un innocent qui paiera les pots cassés…

Cette production franco-italienne est l’adaptation d'un roman de la Série noire (Le Canard du doute de Norman Daniels) après la gaudriole du Roi des bricoleurs 1, on colle même à l’ambiance plus sombre des films sociaux du milieu des années 70 de Jean-Pierre Mocky. S’il on frise la sexy comédie à l'italienne au début, on vire rapidement sur le policier trouble pour atterrir finalement en plein thriller mêlant notables aux pensées coupables, nymphomanes de tous âges (ces jeunes gamines qui se disputent pour être le modèle dénudé d’Antonio tapent fort au foie) et flics retors (dont un homosexuel, assez rare dans ce genre de film, impassible devant les allusions perfides des bien-pensants de service).

Youpi, on n’échappe pas à l’apparition habituelle de tout le bestiaire mockyen, se pressent au portillon Dominique Zardi, Gérard Hoffman, Henri Attal, Paul Müller, Jean-Claude Remouleux mais aussi un Paul Crauchet caractéristique avec ses yeux de cocker. Noiret et Sordi sont particulièrement convaincants dans le rôle de personnages a priori tordus mais c’est clairement à Alberto Sordi que Mocky donne un rôle poignant jusqu'au bout. On pardonne presque la scène de saloperie de chasse à courre et une musique drôlement entraînante pour une histoire tragique. Encore un soufflet à la face d’une haute société sans cœur ni scrupule quand il s'agit de sauver les apparences et d’une guillotine permettant d’aller vite en besogne quand le petit peuple se doit d’être coupable.

1 voir Le Roi des bricoleurs de Jean-Pierre Mocky (avec Sim, Michel Serrault…) 1977 mais cliquer sur le nom en rouge du réalisateur vous permettra d’aller lire des dizaines d’articles au sujet de Mocky.

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