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Chroniques DVD
09
Sep
2019

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : la revanche d’une cloche

Scénar : c’est nuit de victoire à Trincamp, les footeux sont victorieux grâce aux buts de François Perrin. Retour en arrière : un an avant, Perrin n’est rien, c’est pourquoi quand il faut mettre sur le dos de quelqu’un l’agression d’une fille par la star de l’équipe, c’est sur sa pomme que ça tombe. Tous les lâches et les faux-culs le laissent soudain tomber et la victime croit le reconnaître sans vraiment en être sûre, c’est le pompon ! Mais un jour la fameuse équipe a besoin de lui et le fait sortir de taule, le plat froid de la vengeance est servi !

Après un premier film plutôt réussi 1, Jean-Jacques Annaud, c’est écrit dessus, plante un coup de tête monumental à la comédie franchouillarde avec cette excellente comédie au vitriol qui offre non seulement une vision splendide des beaufs de province mais aussi celle de la mesquinerie des notables et des sponsors, de l’arrivisme des politiques, d’autant que les personnalités se révèlent au fur et à mesure de l’affaire. Si, dans la peur, certains se révèlent touchants dans leur connerie, d’autres ne changeront jamais : irrécupérables, pourris jusqu’à l’os. De quoi comprendre Perrin quand il balance « je voudrais foutre le feu à cette putain de ville ». Et il a en avoir les moyen, youpi !

Le casting formidable de ce film en fait immédiatement un film de chevet de Nawakulture, Patrick Dewaere est excellent comme souvent, expressif et si doué, avec un regard si touchant (« chuis un type sans importance », facile de s’y identifier pas rai ?), Gérard Hernandez est splendide en flic pas fin (gare à sa chevalière !) et ajoutons Mario David, Robert Dalban, Jean Bouise, Michel Aumont, Hubert Deschamps, Michel Fortin, quelle brochette de tronches ! La musique signée Pierre Bachelet est inoubliable, les scènes burlesques se multiplient, et il y a de quoi pleurer de joie devant le règlement de comptes du banquet, un must absolu. Tout simplement un film génial, jubilatoire, à voir et revoir.

1 voir La Victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud (avec Jean Carmet, Jacques Dufilho…) 1976.

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