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Chroniques DVD
12
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : humanisme forestier

Scénar : elle a beau se déguiser en aventurière, le docteur Rae Crane est un petit peu trop apprêtée pour aller traîner dans la jungle, pourtant elle le fait car à la recherche d'un botaniste, Robert Campbell, isolé dans la jungle depuis plusieurs années. D’emblée obligée de crapahuter dans la gadoue, elle a le loisir de constater l'horreur de la vie sous les tropiques : de la mule à pousser dans les côtes jusqu'à la pirogue douchée par la pluie battante, elle arrive enfin…au royaume des moustiques entre autres, puisqu’elle se retrouve soudain en plein milieu d'une cérémonie tribale à laquelle participe le fameux Campbell qui a l'air horrifié de l'arrivée d'une fille de la ville sur son territoire. Schéma classique : il refuse qu’elle reste, elle refuse de partir, et démontre rapidement un sacré caractère et Dieu sait qu'il en faut face à ce savant têtu. Campbell pense avoir fait une découverte qu’il ne veut partager avec personne (tout connement guérir le cancer) elle a pourtant son destin entre les mains puisqu’elle peut lui faire couper les vivres en tant que représentante de la société qui finance. Mais la déforestation en marche va contrarier tout le monde.

Avec le ton guilleret de la bande originale que l’on doit à l’infatigable Jerry Goldsmith, on comprend rapidement que ce film de John McTiernan sera son premier plutôt tranquille après une première série bien violente (clique sur son nom pour dérouler la filmo). Après À la poursuite d'Octobre Rouge, Sean Connery, affublé ici d’une queue de cheval (!!) collabore un nouvelle fois avec McTiernan dans ce cocktail compilant comédie, aventure, voyage dépaysant, drame écologique et romance, une recette qui a du mal à ne pas fonctionner d’habitude. Pourtant, on ne peut pas dire que nous tenions là le meilleur film de Sean Connery ou de John McTiernan malgré un petit tour sur la canopée bien mignon et chouettement filmé tel un ballet (de danseuses à torchons, je t’aime mon Lucky) mais ça n'avance pas très vite. Heureusement que les acteurs principaux font du bon boulot dans leur joli duo de gueulards.

Mais le temps passe finalement sans trop d’encombres le long de ce plaidoyer contre la destruction de l'environnement un peu trop pollué (ah !) par les bons sentiments : la déforestation bat déjà son plein, des feux dévastent déjà la jungle, poumon vert mais surtout habitat de tribus et d’animaux pour toujours condamnés par les autoroutes du profit (à qui nous adressons par la présente nos plus beaux majeurs tendus). Belles images en tout cas dans ce film tourné au Mexique même si l’ensemble ne cassera pas trois briques à un canard. Et puis hein, le britannique qui n'a pas perdu ses habitudes de golfeur et qui fait courser les enfants chercher ses balles dans la jungle en échange de fourmis confites ne semble pas très fair-trade si on peut se faire maître !

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