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Chroniques DVD
29
Nov
2019

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : drames à répétition

Scénar : en Californie, cette extravagante maison sur une falaise surplombant la mer n'existe plus… Flash-back : Jeff Cohalan rencontre une jeune fille, Ellen Foster, et le docteur Hartley semble en prendre ombrage autant qu’il s’inquiète des périodes de dépression de Jeff : en effet celui-ci avait fait construire Hilltop pour sa femme morte tragiquement dans un accident de voiture la veille du mariage et n'est pas enchanté quand Ellen veut s'approcher de ce qui semble être devenu un sanctuaire. L’étrange malchance de Jeff évoquée à la suite d'une longue série d'incidents bizarres fait de lui un homme marqué par la malédiction. Mais la vérité, Ellen en est persuadée, est souvent beaucoup plus simple.   

À part peut-être la troublante scène des aboiements dans la nuit ou la fumeuse tentative d’asphyxie au gaz d’échappement, le film n'approche pas une seconde le lugubre d’un Rebecca au thème et au déroulement très proches mais donne une version sympathique au style forcément moins marqué que celui d’Hitchcock mais pas moins intéressante pour autant. Avec à la fois un pied dans le film noir à l’américaine, un dans le thriller et un dans la romance (oui, après Fukushima trois pieds ne surprendront pas grand monde pas vrai ?), La Deuxième femme est un joli petit film qui se laisse voir sans déplaisir (surtout qu’il est ici livré en version originale) malgré quelques détails scénaristiques tirés par les cheveux et un rythme parfois un peu pépère.

Certains aspects rehaussent l’ensemble, tout d’abord ce très beau couple principal (Robert Young, vu par exemple dans Quatre de l’espionnage d’Alfred Hitchcock, encore lui, et Betsy Drake, dont c’est le troisième film sur une très courte carrière filant sur à peine une dizaine de films) entouré de quelques fripouilles notables dont John Sutton qui incarne un vrai salopard de sa grand-mère. Les décors très soignés, particulièrement cette maison surréaliste et son intérieur, les parties de Tchaikovski pour la musique et un personnage tourmenté à souhait par ce que l’entourage nommera à son sujet un « délire de persécution » font aussi leur petit effet. Une rareté à découvrir pour les cinéphiles curieux.  

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/classiques-americains/la-deuxieme-femme-295

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