Tu payes ton coup ?

Chroniques VHS
28
Avr
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : mensonge publicitaire (ouais, c’est un pléonasme !)

Scénar : Stefano et Lidia la belle rousse flashent l’un sur l'autre à Rome. Elle repart à Florence, il l’y rejoint, rencontre son père puis la demande en mariage. Celui-ci sera célébré à son retour d'Amérique du Sud où son père à lui le rejoint un jour pour lui apprendre la mort subite de Lidia : vite, se saouler de toute urgence. Il rencontre plus tard Giovanna, la fille d'un client de son père. Elle est peu farouche et, crac, c'est reparti pour un nouvel amour. Sauf qu'un beau jour il tombe sur le sosie de Lidia, et Stefano s'aperçoit de plus que son amour semble n'avoir jamais été enterré là où il apporta ses fleurs et ses pleurs ; comme si elle n'avait jamais existé ! Il demande à son père de contacter les autorités mais ce dernier le pousse surtout à épouser Giovanna, un bon plan pour les affaires. Mais Stefano n'est pas décidé à oublier Lidia, il décide de tenter d'élucider le mystère. Non mais sans blague !


Connu en fait sous le titre un peu plus réaliste de Sur le fil du rasoir, Meurtre au rasoir met en scène deux acteurs très peu crédibles qui en font des tonnes dans cette romance en carton-pâte, elle est de plus accompagnée d'une musique mièvre à mourir, du genre de celle des Feux de l’amour que l'on situerait un jour de manière incongrue à Venise où l'on tombe visiblement amoureux en trente-cinq secondes. Mais que font donc Erika Blanc et Peter Lee Lawrence dans cette galère, euh, dans cette gondole ? Veuillez noter que ce film est le seul du réalisateur Giuseppe Pellegrini (qui a dit « tant mieux ! » là-bas au fond ?) qui semble s’être entouré d’une drôle d’équipe : avons-nous par exemple affaire à un cadreur alcoolique ? C'est en tout cas ce que nous inspirent des images souvent tordues (surtout à Pise, forcément !) qui sautent de l'une à l'autre sans parfois ni queue ni tête, la faute à un monteur du même acabit ?

Mais la technique n’explique pas tout, le scénario s’avère de plus très long à s’installer (c’est forcément de lui que parle la tagline « Il prend son temps… Pour vous faire souffrir… », c’est sûr !), parfois cucul et excessivement compliqué pour pas grand-chose (une histoire fauchée de sosies à la Vertigo ? Vas-y, mets-la là), car enfin, on a le droit de se poser la question : est le meurtre ? est le rasoir (si on met à part l'ambiance générale) ? Et pourquoi cette musique omniprésente qui est souvent à la limite du supportable surtout quand elle est rayée de stridences aussi stressantes que son insupportable redondance. Doit-on vraiment ajouter un doublage moisi, une fusillade ridicule, des personnages au surjeu permanent ? Comme si ça ne suffisait pas, la copie est très abîmée sur cette (copie de ?) VHS. N’en jetez plus !

La phrase du film : « qu’elle est belle la nature », dit-elle en regardant la ville.

La (seule) preuve de bon goût : les bandits roulent en DS, ça, c'est la classe.

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