Tu payes ton coup ?

Chroniques VHS
06
Nov
2002

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : un petit dernier 007 pour Pierce Brosnan

Scénar : mon p’tit James, aller en Corée du Nord se faire passer pour un homme que vous n’êtes pas en plein milieu d’un deal incluant diamants et armes lourdes n’était pas la meilleure idée du siècle, ainsi vont les ordres… Repéré, l’agent fait tout péter comme d'habitude, il pourrait d’ailleurs détruire un pays entier si on lui laissait trois armes de côté. Fait prisonnier après avoir tué le fils d’un général félon, il va déguster la torture maison. Vous noterez la rime. Devenu une créature hirsute et semi-moulue, il résiste quand même, même si et peut-être même surtout car son agence ne fait pas un geste pour le sauver, espionnage oblige. Il est un jour échangé contre un de ses ennemis qu'il a décoré comme une boule à facettes en faisant exploser une valise de diamants à côté de sa tronche mais n’en reste pas moins suspect aux yeux de sa hiérarchie : et s’il avait craqué ? 007 est rayé du personnel en plus d'être traumatisé, puisque c'est comme ça il s’enfuit dans l’espoir de se disculper.

Quarantième anniversaire de la série (si on ne compte pas le premier Casino Royale), vingtième film 1 tourné pour EON Prods et dernier avec Pierce Brosnan dans le smoking - ce qui n’est pas plus mal pour ceux qui, à l’instar de votre non-serviteur, n’ont jamais vraiment adulé cet acteur. Ça commence plutôt mal avec l’horrible chanson-titre, aussi horripilante que les effets spéciaux digitaux du générique : Madonna a encore frappé et le surnumérique avec elle, d’ailleurs, on est généralement assez déçu par l'avalanche constante d’effets overspéciaux (la voiture invisible, le kite de fortune ou la scène des lasers pfff…) qui ont tendance à faire oublier qu'avant les films, les James Bond sont de petits romans sympas.

Ici, le cocktail aventure / espionnage / séduction et violence est décuplé et le film est de plus imprégné d'une rapidité et d’une froideur qui n'est pas sans rappeler - forcément - le cinéma asiatique. La présence à l’affiche de Michael Madsen est toujours une bonne surprise, beaucoup moins celle de Toby Stephens, l'arrogance incarnée, Pierce Brosnan est toujours impeccable de flegme au point qu'il en devient agaçant, mais James Bond voyage toujours autant, les décors faramineux se succèdent, ainsi que les créatures de rêve (Halle Berry en tête, mais aussi la troublante Miss Frost bien qu’elle porte bien son nom…), dommage que les scénaristes semblent restés aussi machos que ceux de la préhistoire bondienne. Heureusement, certains se sont ouverts au rock, paye ton London calling sur la bande originale, yes !

 

Quelques détails délicieux : des explosions au moins visibles de Saturne, l’astucieuse utilisation d’un homme dans un sac de boxe ou de chouettes courses sur glace qui dégénèrent en grand n'importe quoi, on essaie toutefois encore d’oublier l’infiltration sur surf super crédible bien plus 00 que 7…

La phrase du film : « sexe au dîner, cadavre au petit-déjeuner », en voilà un adage bien trouvé pour 007 !
Ou bien : « - je suis Mister Kil.
- il y a des noms de famille qui tuent. »

1 on les a tous sur Nawakulture, agad' https://www.nawakulture.fr/index.php/component/tags/tag/553-james-bond.

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