Une petite contribution ?

Chroniques BD
05
Fév
2016

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Une batteuse et des Craven A,

des allusions à NIHILIST, IMMOLATION, CRYPTIC SLAUGHTER, CELTIC FROST, VENOM, SADISTIC INTENT, MUTILATED, NECROVORE ?!! Dites donc mais c’est de la corruption de fonctionnaire caractérisée ça, mes bons messieurs. A moins que ce ne soit seulement qu’une preuve de bon goût. Forcément !

En tout cas ce texte destiné au cinéma de Laurent Bouhnik (réalisateur de Zonzon, entre autres) puis finalement retranscrit en bande dessinée par Stefan Thanneur, raconte l’histoire, pas souvent marrante, de cette fille aux yeux de rêve (‘tain c’te couv’ !) qui voit, dans une scène digne du Darling de Jean Teulé, l’enfoiré qui la bat régulièrement se faire écraser par un camion. Quand on vous dit que les routiers sont sympas ! Mais ce n’est qu’un premier chapitre. Les meufs de son taf, les mecs qui lui collent aux basques, c’est avec la terre entière qu’il semble qu’elle doive se battre. A part peut-être avec Démo, un garçon qui semble différent.

Découpé efficacement et doté de dialogues percutants, ce récit se dévore d’une traite, c’est dur comme une mandale dans la gueule mais on sent une extrême sensibilité là-dedans, et même un souffle d’espoir. On ne conseillera pas cette bande dessinée souvent explicite à tous les publics mais avec un trait pareil et des couleurs qui tapent méchamment dans la rétine, on ne pourra qu’encourager les amateurs de BD adulte au climat urbain, voire même de street art, de s’enquérir de cet album au format agréable.

Ah, et puis les métalleux du weekend pourront aussi trouver le moyen de se faire connaître même sans aucune qualité intrinsèque. L’Art utile, c'est la classe !

P. S. : merci à M’sieur Phil Guillou, et bien sûr à Copain, pour ce colis découverte à défaut d’Éros-tisserie.

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