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Chroniques romans
11
Avr
2009

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Déjà évoqué dans le premier numéro de L’Occis-Mort (voir Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline de Sture Dahlström (Le Serpent à plumes) 2006),

retour sur ce bouquin foutraque, hilarant, scandinave comme il le faut, jouissif. 

Spjut, contrebassiste de jazz et découvrant Céline récemment, entreprend de sauver l’écrivain juste après la guerre alors que les Français aimeraient bien lui mettre la main dessus, rapport à ses positions troubles avec l’occupant teuton. Un seul moyen : le quicher dans son instrument et le passer en fraude vers la Suède. Obligé d’acquitter des contrats avec son orchestre, le musicien s’aperçoit avec stupeur que le son de sa contrebasse se bonifie grandement au contact de son intérieur occupant. Et rechigne désormais à le laisser sortir. 

Loufoque ? Génial ? Les deux, le ton de Dahlström, assimilé aux écrivains de la beat generation en son temps, est absolument tordant, entre cynique et pince-sans-rire. De plus il ne faut pas se fier au titre du bouquin car il contient trois courts récits en bonus dont le monstrueux Une journée à Heingeborgen où l’auteur, le plus souvent autobiographique, évoque ses techniques cintrées pour recevoir les journalistes qu’il n’est pas loin d’abhorrer. Culte !! 

162 pages, 17.90 € 

ISBN : 9782268059570 

© GED Ω - 11/04 2009

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