Tu payes ton coup ?

Chroniques romans
13
Mai
2016

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

« Ce quartier est un monstre […]. Vivre ici, ça te fout les boules ».

Ce quartier, c’est le barrio El Condado de Santa Clara, une ville de province de Cuba, au sud-est de La Havane. « Mais ce monstre tu l’aimes et t’as aucune intention de le quitter. Parce que tu t’es habitué à lui, parce que t’as besoin de son désordre pour vivre », ainsi en parle Léo Martín, un policier du fameux quartier. Quand Cundo, un personnage important de sa jeunesse est assassiné, Léo se retrouve à enquêter dans un milieu qu’il connaît bien, une vie marginale imposée qu’il a quittée pour entrer un jour dans la police. Remontent ainsi à la surface des souvenirs que sa hiérarchie ne voit pas comme des preuves mais qui l’aideront pourtant à avoir le fin mot dans ce panier de crabes se disputant, par l’usage de paradis artificiels ou celui des poings, une place au soleil difficile à se procurer au beau milieu de la misère sociale.

On rentre très facilement dans ce monde en huis clos aux personnages vite attachants, servis par une écriture réaliste et pleine d’humanité qui n’omet pas de signaler - non sans ironie - la situation catastrophique du courageux peuple cubain sous le régime (post-)castriste et les effets de l’omniprésente crise économique pendant les vingt-quatre heures de cette histoire. Un brûlot désenchanté splendide écrit à la première personne, première parution de Lorenzo Lunar en France grâce encore une fois à l’excellent éditeur marseillais L’atinoir, à conseiller d’urgence autour de soi. Boléro noir à Santa Clara est aussi le premier roman d’une trilogie. A suivre !

102 pages, 12 €
ISBN : 9782918112099

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