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Chroniques romans
20
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

« Comme tout le monde, il avait entendu des histoires bizarres toute sa vie

et, comme la plupart des gens, il les rangeait dans une sorte de dossier ouvert, sans y croire ni douter vraiment. Et s’il les rangeait dans ce dossier, c'était parce que rien de réellement inexplicable ne lui était jamais arrivé. Sauf à présent, peut-être…»

Son pote et narrateur de l'histoire Dennis le sent venir de loin, le flash que ressent son ami Arnold Cunningham à la vue d'une vieille guimbarde en semi-décomposition appelée Christine par son ancien propriétaire, sent mauvais. Il ne peut pas vraiment expliquer pourquoi, mais l'attitude de son pote change du tout au tout dès qu'il prend possession de la machine contre l'avis de ses parents. Éternelle tête de turc boutonneuse de ses camarades de classe, d'un enfant obéissant et effacé, « Arnie » passe à un personnage pour le moins inquiétant qui irrite puis épouvante ces parents professeurs d'université. « Arnie avait fini par découvrir quelque chose qu'il souhaitait vraiment avoir, et que Dieu ait pitié de celui qui se mettrait en travers de son chemin ! ».

Dédié à George A. Romero (ah la classe s’il avait pu réaliser lui-même l'adaptation de ce roman, ceci dit John Carpenter ne s'en sortira pas trop mal du tout en 1983) Christine commence par aborder les relations conflictuelles obligatoires entre parents et enfants pour atterrir en plein milieu du terrain de l'horreur et du fantastique, le domaine habituel de l'auteur. Stephen King montre une fois de plus qu’il est incroyablement doué dans l’art de la description des objets mais surtout des bruits, comme si le film et ses machines à frissons étaient déjà construits dans sa tête, il excelle également à faire monter la pression et constelle, pour le plus grand plaisir des fans du genre, le récit de références au rock'n' roll ; Eddie Cochran, les COASTERS, les BEATLES, les BEACH BOYS, Chuck Berry, Bruce Springsteen, THE WHO, Janis Joplin, THE DOORS voire même DEEP PURPLE, ZZ TOP ou STYX font de furtives apparitions ou président carrément les introductions des chapitres de cette histoire cultissime d'une voiture possédée. D’ailleurs, était-il déjà arrivé, à part dans le recueil Danse macabre qu’une machine fût possédée ?  

Le lecteur notera également que l’auteur cite aussi L’Exorciste et Amityville, peut-être pour souligner que l’horreur est carrément populaire et plus du tout dissimulée dans la superstition / tradition en ce début des années 80. Christine est un classique que l’on relit toujours avec plaisir, si jamais lu auparavant, jetez-vous dessus !  

ISBN : 222601943X
351 pages

P. S. : ce film a fait l'objet d'une adaptation au cinéma par John Carpenter, voir Christine de John Carpenter (avec Keith Gordon, John Stockwell…) 1983.

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