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Chroniques romans
05
Mai
2010

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Vladivostok à la fin de la première guerre mondiale.

L'affrontement entre russes blancs et rouges fait déjà rage bien que celui-ci se fasse plus discret ici qu'ailleurs dans l'empire, les contingents étrangers (français, anglais, américains, japonais...) étant tous stationnés dans le port. Atmosphère de suspicion palpable, les espions rouges, le contre-espionnage blanc, les magouilles entre les uns et les autres, les victimes, toujours les mêmes, les civils, bien que parfois le couperet tombe au bon endroit, enfin, suivant de quel côté on se trouve... Se retrouver chef de gare là-bas, ça ne manque pas de sel quand on est aviateur, ne doit pas être une sinécure. Cotoyer une galerie de personnages vénéneux comme les hommes de l'ataman cosaque Semenof, ancien compagnon du baron Ungern von Sternberg, vivre dangereusement quand le besoin de plaisir se fait sentir, sentir le sol se dérober sous soi quand les limites sont franchies...

A la manière d'un Cendrars, Kessel nous livre avec cet ouvrage aujourd'hui assez méconnu un témoignage / reportage à peine romancé à propos d'une situation et d'un endroit qui peut ressembler à une antichambre de l'enfer, où tout est permis et où seule l'humanité du personnage complètement autobiographique lui permettra de rester lui-même.

 

131 pages

 

© GED Ω - 05/05 2010

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