Tu payes ton coup ?

09
Aoû
2016

Mehdi,

tu étais vraiment le dernier que je m’attendais à voir partir aussi vite. Putain, trente-huit balais c’est pas grand chose quand on voit combien durent les « hommes » politiques sans scrupules accumulant les procès.

Si la vie ne se résume pas à la fête, les souvenirs que j’ai de toi sont tous liés à elle, parce que les bons vivants comme toi attirent dans leur sillage les rats de bibliothèque comme moi, et tout ça finissait souvent de façon orgiaque mais dans le bon esprit : partager ensemble des moments, certes pantagruéliques, mais surtout blindés d’humour et de camaraderie. Je me rappellerai toujours ton rire et ton sourire en coin quand après un « tour de ville » chargé au Bousquet j’ai déclaré devant ton père mes déconvenues avec les « champignons » qui avaient pourtant un sérieux goût d’anis, j’entends encore le bruit sourd de la machine foraine à qui tu avais balancé un coup énorme qui avait fait résonner la ferraille un moment d’éternité, je me rappelle les parties de coinche à la salle des jeunes (la première, en haut) ponctuées de « pauvre couille va ! » quand la coupe était malvenue.

On ne se voyait plus qu’au détour d’un café, la vie a séparé les copains, elle ne les rassemblent souvent ensuite que pour des nouvelles tristes comme ce n’est pas permis, je me joins à ta famille, en particulier tes deux frangins de la même clique bousquetine, tu vas nous manquer. 

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