13
Juil
2008

Nous y sommes, mesdames messieurs, on n’y coupera pas, que vous le vouliez ou non, l’été est là.

Comment ne pas détester cette saison quand on fait le compte des joyeusetés qui vont avec ? Comment donc pouvoir blairer les amusants clampins louant l’été, le languissant des mois durant ? Comment ne pas avoir recours à la violence au moindre claque-talon d’une paire de tongs aux couleurs d’une soirée pizza vomie sur du formica ? Ces quelques lignes vous aideront à supporter le soleil,le tourisme et les soirées boules au camping avec sérénité.

Ennemi numéro un : le soleil

Petit astre plein de bravitude, le sieur Soleil darde ses rayons jaunâtres et chaudards vers nos peaux cancérigénées de très tôt le matin jusqu’à tard dans la soirée. Cette lumière et cette chaleur ouvrent la porte à des envies folles chez nombre de nos congénères, en particulier celle de se fringuer le plus mal possible en prétextant le péremptoire et néanmoins classique : "quoi ? mais c’est bon, c’est l’été quoi pfff...". L’humanoïde qui conserve son bon goût apparaît comme un individu louche aux yeux des êtres pro-estivants. Ceux-ci doivent donc prendre très tôt l’habitude de ne jamais manifester de répulsion envers les maillots de bain vert fluo, les lunettes orange cerclées de rouge et ces putains de "claquettes" qui rythment d’un tamtam agaçant la moindre de nos sorties en ville. Cherchez pas, tout ça, c’est la faute du soleil. Comment sinon imaginer d’infliger aux yeux du monde ces physiques ingrats et bariolés de quelques dauphins, roses et cœurs tatoués, sans oublier l’obligatoire piercing plastoc in ze nombril (t-shirt court offert avec) pour les filles, les garçons privilégiant le ’achement classe bijou on ze arcade sourcilière. Le soleil en profitera pour nous niquer les yeux à chaque fois que ces cruches feront miroiter leurs gadgets. Comment imaginer tout ça sans avoir une pensée pour le (parce que tu le vaux bien) bronzage... Nous y reviendrons. Enfin on verra.

Petit aparté : peut-on faire cramer une fourmi au moyen de la lumière reflétée par un piercing de nombril ? Réponse : je ne crois pas non. Fin de l’aparté.

D’autres ennemis : les autres (ennemis)

Les autres (ni vous ni moi mais eux) se lamentent pendant les mois d’automne -c’est triste, il pleut -, d’hiver -’tain ça caille !-, et de printemps - ouais bon il pleut aussi un peu et mêm’ des fois ça caille- jusqu’à ce qu’ENFIN le mois de juin déboule et fasse un dérapage contrôlé sur le calendrier, tu sais celui avec des petits canards dans un panier... Les phrases apparaissent dans les bulles, elles sont là aaaaaahhh ! "Si on allait se baigner ?", "T’as pas chaud avec ton jeans ?", "Faut que j’aille vite faire des séances d’UV pour être bronzé(e) sur la plage", "Wahhh trop cool tes sandalettes c’est Ikéa ?". Pas besoin d’aller plus loin je vous vois d’ici aller chercher les sacs en papier. Le délicieux carnaval de bides, de varices et de nez rouges peut commencer à s’ébranler, on en a pour trois mois de cloques et d’odeurs d’aisselles. [à suivre...?]

© GED Ω, 13/07/2008 à 11h57

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