30
Aoû
2012
CraaaaaacK !!!

Ô rage, volume I

Trois heures du mat'. La fureur d'un lion immense s'abat du ciel, un impressionnant fracas déchire le silence de la nuit. Apeurée, une alarme retentit alors que les gouttes d'une pluie déchaînée martèlent les trottoirs. Toutes les traces d'une récente activité humaine disparaissent dans les égouts. Surpris, des animaux de petite taille se retrouvent entraînés dans le déluge. Le tonnerre, comme sautillant sur les bords d'un ring, semble tourner autour de la ville mais revient régulièrement abattre son poing. Comme lors d'un caprice d'enfant, l'intensité est en dents de scie, personne ne peut dire si la prochaine salve ne sera pas encore plus violente. D'ailleurs personne ne dit rien, caché au fond de son lit, retenant dans ses bras ce qu'il trouve: conjoint, enfant, chien, chat, oreiller ou stylo, tout semble bon pour faire passer ce temps d'orage du mieux qu'il peut. On se prend aussi à penser à ceux qui pour une raison ou pour une autre dorment dehors, en quelque sorte eux aussi emportés vers les égouts de la vie. Le sourd tonnerre d'une révolution y remédierait-il vraiment ? Les nuages ivres d'eau donnent quant à eux à boire à ceux qui ont soif, en premier lieu à un sol desséché qui s'abreuve goulument. Profite, camarade, de la tournée du patron, c'est lui qui rince !

30/08/12

Ô rage, volume II

L'étonnante électricité dans l'air titille les sens, la charge érotique de cette fulgurante série de détonations est dans l'air, tout le monde ne se calfeutre pas dans les chambres à coucher que surprennent les éclairs et l'éclairage public qui du coup tressaute violemment. Certains savourent autrement le spectacle, les chairs se frôlent, frissons passent d'un corps endormi à l'autre, les caresses se veulent d'abord rassurantes puis plus précises, la foudre tombe sur les cœurs et allume des brasiers sporadiques qui ont tôt fait de propager dans le sang un incendie charnel.

Chez les voisins d'en face, la peur règne. Comme un belge (…) qui à chaque éclair se précipite à la fenêtre pour être sur la photo, le voisin va vérifier que « Dieu » n'a pas déchaîné sa fureur sur le cabriolet qu'il a malencontreusement oublié de recapoter, recréant à lui seul le milieu des mares sur un sol de simili skaï à la mode de la capitale du bon goût. Ses affreux géraniums aident un peu à sa luxuriance en bavant à grands jets de terreau au-dessus du dit véhicule qui ne sera remboursé, rappelons-le, que dans de lointaines années… Un escargot sur la façade semble se marrer de la situation, ce n'est pas demain la veille qu'il se mettra un crédit sur le dos…

30/08/12, une heure plus tard…

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