Chroniques CD
13
Oct
2012

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Trois titres ça ne fait pas lourd ?

Dites-vous, râleurs en herbe, que le premier titre Sons of the Atoms approche les treize minutes, Last man standing, le suivant, est le plus petit frangin avec quand même plus de sept minutes au compteur, on finira sur un dessert chargé avec les presque douze minutes de Jaxa

 

Au programme, l’agonie. La lente, celle au soleil, sous l’oeil lubrique d’un vautour qui guette le délicieux mets contenu par tes fringues, toi qui te risquas, Yamamoto Masuka, à vouloir égaler Dieu. Sache pour ta gouverne que la bande originale de ta mort, sorte de mariage entre pachyderme à l’agonie et rouille mentale extrêmement corrosive, mêle dans la fange auditive la plus poisseuse un doom abject, un metal moisi, un sludge crapoteux qui fera de ton trépas une vraie teuf pour les asticots en manque de leçons d’aérobic. Les hurlements qui émanent de ces compositions funèbres ne sont rien à côté de ceux que tu pousseras, agenouillé devant la carcasse de Jaxa, ton cuirassé ensablé et d’ores et déjà graillé sans merci par le sel, on ne sait comment, en plein centre de cet impitoyable désert. Car c’est croyant dominer les Sept Mers avec ton bâtiment réputé insubmersible que tu courrouças Neptune qui, trident au poing, éventra d’une pichenette le navire avant de le balancer haut dans les cieux. L’instant suivant l’atterrissage violemment effectué bien plus loin t’apprit la mort de la totalité de l’équipage, ou du moins sa disparition. Cette carcasse condamnée à une rapide oxydation sera un monument à la vanité de l’homme, tu n’aurais dû, bushido ou pas, provoquer les divinités. Ton échappée cosmique - orgueil ! - se terminera en solo dans les flammes solaires et les larsens du Diable et c’est vivant quoiqu’extrêmement décharné que tu la ressentiras dans ta chair, la mastication des nécrophages qui déroulera l’inexorable partition, la dernière, d’une symphonie mortifère, d’un gai ballet des Flesh-eaters...

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