Une petite contribution ?

Chroniques concerts
24
Fév
2020

Ce soir, la sortie ne sera pas commune puisqu’en guest star nous trouverons à l'arrière du Kangoo roots un Louis XIV surpris lui-même de ce déplacement vers Montpellier

où il retrouvera un de ses petits maîtres pendant que nous ferons consciencieusement coulisser cervicales et rotules au rythme de la violence musicale au C. A. S. A., espace de liberté montpelliérain que nous avions découvert un peu par hasard par le truchement d’une rencontre avec Thomas de MORBID SCUM 1, par ailleurs organisateur de ce concert-ci sous la houlette de Repulsive Medias, la boucle est bouclée !

RAW SIGNAL commet a priori son premier concert et se distingue d’emblée par de violentes circonvolutions d’un genre intéressant, une bastonnade auditive à cheval entre punk / hardcore râpeux et noisy rock, pas de putain de binaire dans le périscope mais bien un effort permanent de niquer l’oreille interne ainsi que les métronomes du dimanche, une bien méchante aventure que l’on serait ravi de voir concrétisée sur un format « en dur » si ce n’est déjà fait, ce Signal Cru est désormais dans notre collimateur.

Du binaire, y en a chez les très bons MERCREDI qui abordent de plus des sujets aussi passionnants que on-s’en-fout-de-la-voix-on-est-pas-venus-écouter-les-paroles-alors-ne-vous-plaignez-pas-de-ça, le pogo débile (dans le bon sens du terme, bande de malotrus) arrivera comme une réponse à la place, youpi pour les fans de punk rock mélodique à tendance roulettes et existentialisme du genre GUERILLA POUBELLE, LUNCH, et consorts. Le trio est comme toujours agréable à regarder, on aime les groupes qui viennent jouer, s’éclater et se barrer sans esbrouffe juste après, pas de rockstars ici mais bien de jeunes gens doués à rentabiliser l’exutoire.

Les italiens GLI STRONZI ont pour figure de proue une fille qui n’a pas peur d’aller au contact des premiers rangs pour hurler dans son micro le ressentiment que le groupe veut exprimer face à une société dominée par les fumiers et les tueurs de liberté. Les trois musiciens grattent et tabassent sans pitié, maintiennent un tempo on ne peut plus molto rapido, lacérant à coups de brûlots acérés (et moins de deux minutes au compteur) ses ennemis jurés - qui sont aussi les nôtres malgré les mensonges propagés - en tête le fascisme, l’égoïsme, l’indifférence, le mépris de classe e tutti quanti. Le punk / hardcore aux accents crusty de Liguria est invité à se repointer au plus vite, quel pied !

En attendant, sulla strada ancora !  

1 voir Amstramgraham : Ruins à Montpellier, Le Poulpe. Sinon, afin de lire plein d’autres chroniques sur les groupes cités, clique juste sur leur nom en rouge.

Galerie photos : https://www.nawakulture.fr/photos-concerts.

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