Chroniques concerts
17
Mai
2016

On vous avoue bien volontiers que l'on aurait bien cassé quelques gueules à la suite de cette avalanche de mauvaises nouvelles :

tout d’abord les départs forcés de Malcolm (2014, des suites d’une démence précoce) et Phil (2015, à cause de ses démêlées avec la justice) soldés par le retour de Stevie Young (tous les Young ne se valent définitivement pas) et Chris Slade (le nombre de fûts ne fait pas le bûcheron), puis le forfait de Brian avec pour prétexte de supposés problèmes auditifs, le summum étant finalement atteint par le remplacement in extremis de celui-ci par Axl Rose (gargl) sentant fort la déloyauté et le bonus de luxe anti banqueroute. Un bonus vu de très mauvais œil ici malgré un talent certain, la personnalité égocentrique du bonhomme n’ayant que peu à voir avec le gang des (désormais ex-)australiens à la discrétion légendaire. Soit. Mais que n’aurions-nous pas fait pour accompagner vers la tombe le plus grand groupe de hard rock de la planète ? Deux heures trente entre bouchons - la pire entrée de ville du monde a encore frappé -, tramway et métro, du coup on a failli voir la première partie (Tyler Bryant & THE SHAKEDOWN).

Alors qu’il est toujours aussi beau de voir les gens se retrouver au sein du temple du rock, AC/DC déboule et va livrer une setlist sympathique avec quelques surprises (Given the dog a bone, Have a drink on me, Riff raff, If you want blood (You've got It), Rock’n’roll damnation !) mais aussi les divins Shotdown in flames, Sin city, Hell ain't a bad place to be, Highway to hell, Hells bells (assez mollasson), Dirty deeds done dirt cheap (brutal) ou T.N.T. ! Contre toute attente, même la graisse assise sur une chaise digne de Game of thrones version soft et malgré un classique défilé de mode, Axl assure un show correct, en particulier sur les morceaux de la période Johnson, le groupe dans son ensemble administre une branlée à Marseille car comme d'habitude Angus est à fond et c'est chouette de voir que Cliff a toujours la forme. Stevie a la présence de l'homme invisible et Chris Slade est toujours moyen à regarder, rien ni personne ne pourra jamais approcher Malcom et Phil.


Pas de strip tease, pas d’au revoir, un son visiblement TRÈS variable suivant la place occupée (pour le prix, bravo !) et les planches à billets ont fonctionné à plein tube avec les cornes de carnaval, les T-shirts à 35 euros et la bière prohibitive avec une consigne de gobelet se montant à trois putains d'euros. De quoi refroidir mais quand on aime blablabla. Restez donc in peace après ce final incongru.

Une soirée pleine de surprises (extra-musicales) bien coolos qui inspirera les pires conneries (et pourquoi pas regarder l’Eurovision le lendemain sans déconner ?), le « gros suisse » est satisfait même s’il ne conduit pas ! Spéciale Ged-y-casse à Sophie et Silippe (gare à la taupe mutante et aux vers de l'escargot), ainsi qu'à nos amis-surprise de Toulouse !

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