Chroniques CD
21
Sep
2014

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Le fait d'être embobiné par une superbe pochette

(la version 33-tours - disponible - doit d'ailleurs déchirer les rétines) fonctionne encore avec ce deuxième album des marseillais de DAS SIMPLE. Le trio fait tout de même en sorte de présenter sur le disque de quoi rivaliser, ces cinq longues compositions, de six à douze minutes pour une durée totale d'un peu plus de trois quarts d'heure, ne sont pas faciles à apprivoiser de prime abord mais on finit par se faire embarquer dans ce magma noise / post-hardcore à tendance métallique, on parle même chez ces musiciens de « rock open-minded ». Pourquoi pas.

On voit ici un rock (in opposition ?) dans le sens large du terme et progressif dans le sens noble et aventureux sans démonstration stérile, une chose sonique à la fois cinématographique et fascinante, perchée et menaçante, un chaudron magique dans lequel on aurait jeté tout un tas de trucs d'horizons très différents que l'on aurait liés avec un ingrédient secret pour une homogénéité quasiment naturelle, canalisant ce maëlstrom en une arme d'une précision redoutable.

On attribuera également par la présente le prix du meilleur titre ov zeu oueurld à Quand la Chine s'éveillera dans ton cul, ça fera toujours moins mal que l'Afrique (serait-ce un Peyrefist ?). Devenu depuis quartet, le groupe doit valoir son pesant de Guy Debord sur une scène. On en reparle s'ils ne passent pas trop loin.

http://das-simple.bandcamp.com/album/in-girum-imus-nocte

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

benotman noir prison roman policier livre
impiety singapour death metal cd