Chroniques CD
01
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Après son départ de BLACK FLAG dont il sera le dernier chanteur,

Henry Rollins forme en 1987 ce qui ne tardera pas à devenir quelques mois plus tard le ROLLINS BAND avec son vieil ami guitariste Chris Haskett (+ Bernie Wandell à la basse et Mick Green à la batterie, juste pour ce disque) et un premier album sort la même année, battant le fer comme il se doit après un voyage / enregistrement éclair à Leeds, Angleterre où Haskett, ultra-motivé, vivait et conservait son matériel.

Hot animal machine fait clairement figure d’un trait d’union entre le mythique groupe précédent de Rollins et une carrière future à la personnalité iconoclaste très marquée : on court ici du hardcore punk rapide tout en nervosité au rock’n’roll tendu et bluesy / noisy boosté au vitriol d’un humour sarcastique omniprésent, la formation explose les standards, prenant plutôt à contrepied ceux qui voulaient voir Rollins ressasser son passé déjà chargé malgré son jeune âge.

C’est raté, le bonhomme et ses compères balançant en plein dans les tronches de véritables tubes, du loufoque There’s a man outside à Black and white en passant par les reprises Crazy Lover de Richard Berry (nan, pas çui-là, l’autre !), Move right in du VELVET UNDERGROUND et Ghost rider de SUICIDE. Cette réédition contient aussi, outre un texte de Rollins qui a aussi remasterisé l’album, le EP somewhat zinzin Drive by shooting publié lui aussi en 1987 sous le bucolique nom de HENRIETTA COLLINS AND THE WIFE BEATING CHILD HATERS contenant lui aussi un reprise, cette fois-ci de WIRE (Ex-Lion tamer) le fabuleux Drive by shooting ou encore un massacre hilarant et déviant de We will rock you (QUEEN).

Dix-sept titres, que du bon, ce type est de toute façon très insupportablement doué, qu’il cause, écrive, joue (au cinéma) ou hurle. Et il agace beaucoup de gens, ce qui n’est heavy-demment pas pour nous déplaire.

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