Une petite contribution ?

Chroniques CD
26
Juil
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Comme le charmeur de serpent fait sortir du panier l’objet de tous les regards,

SLAYER offre au début du premier morceau(-titre) un riff rampant et hypnotique, une mélodie vénéneuse se muant au fur et à mesure, les instruments autour prenant de l’ampleur, la voix se manifestant, en une plus grosse et méchante bête, au Sud du Paradis on est forcément mieux, à l’ombre d’une noirceur sans nom autorisant les gestures les plus dingues, les sarabandes forcément infernales, les mélopées indicibles de liberté entravicide.

Silent scream rétablit le speed au rang qui lui est dû, cravache Dave, les masses d’armes volent au-dessus des têtes, les barbares sont de sortie même si les techniques de guerre jadis plutôt primaires sont désormais élaborées pour ne plus séduire uniquement que les deathrasheurs de passage mais bien le spectre heavy metal tout entier, ce que ne leur pardonnera pas une partie de leur public à qui l'on souhaite bon vent tant on trouve l’évilution tout à fait supportable, limite salutaire quand on craignait l’autoplagiat.

C’était mal connaître les ricains, les grattes s’alambiquent encore sur un Live undead, et laissent place, pour installer au mieux un climat d’outre-tombe, à des parties plus lentes et plus démonstratives (c’te batterie, encore, toujours, divine !). Behind the crooked cross suit le même chemin tortueux entre noirs desseins et passage à tabac, mais l’impérial Mandatory suicide est LE tube de l’album, car lui aussi doté d’un hameçon à la Hellraiser qui ne laisse personne échapper à la puissance du groupe (Spikes impale you as you’re forced off the chest).

Ghosts of war bastonne sec et vite, Read between the lies est sûrement un des plus beaux titres choisis au rayon du blasphème intelligent, Cleanse the soul tape fort et clair et Spill the blood conclue en beauté cet album en bouclant une sorte de boucle avec le premier morceau, les deux partageant mélodies sentant le soufre et la menace, tempos changeants et assez longue durée. Encore un sacré disque qui demande certes du temps pour se laisser apprivoiser avant de mordre profondément son acquéreur, bien fait !

On and on, south of heaven !!!

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