Une petite contribution ?

Chroniques vinyles
02
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Dès Somewhere in time, il semblait bien que le groupe pousserait le bouchon progressif - cette fois avec clavier à part entière - encore plus loin…

Mais le single Can I play with madness, sorti trois semaines avant l’album et certes plus « séducteur » que d’habitude, n’en donne pas vraiment la preuve. Le fan devra attendre la sortie pour savoir. Et c’est vrai, malgré les angoissantes nappes de synthé introductives, Moonchild est une véritable tuerie de heavy rapide et mélodique comme IRON MAIDEN en a toujours composé, les guitares, la basse, la batterie, et cette voix qui domine tout avec une certaine majesté, mais aussi une pochette fabuleuse de Derek Riggs et la production de l’inusable Martin Birch : mais enfin TOUT est là pour un grand album du plus grand groupe de la planète !

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Bien sûr, certains morceaux, les singles surtout, ne passent pas sans faire mal aux oreilles de votre non-serviteur, la faute à des mélodies moins alambiquées, peut-être plus conformes aux normes de la radio anglo-saxonne ou simplement la sempiternelle question de goût. Mais même les (un peu surestimés dans les setlists) Can I play with madness et The Evil that can do ne peuvent éclipser les géniaux Seventh son of a seventh son (une épopée dans la lignée de la Rime of the ancient mariner), The Prophecy (Bruce Dickinson est particulièrement impressionnant sur ce morceau complexe mais passionnant) et Only the good die young ; et on doit reconnaître que l’épique Infinite dreams et The Clairvoyant sont de très, très bons morceaux aussi.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, ce septième album entier n’est pas consacré au roman du même nom écrit par Orson Scott Carden l’année précédente, ni même à la Bible terriblement heptaphile ou encore aux traditions / superstitions du folklore, les morceaux abordent toutes sortes de choses, les cauchemars, les visions, Shakespeare ou l’au-delà s’imbriquent pour former un univers plutôt homogène, l’écoute, après des centaines de précédentes, est agréable sans que quoi que ce soit ne sonne vraiment trop daté. Une fois le temps de l’apprivoisement passé, on ne tient pas forcément le meilleur MAIDEN, certes, mais un très bon album qui clôt pourtant une période discographique.

Adrian Smith se fait la malle au tout début de l’année 1990 pour divergences musicales, et il y a peut-être de quoi : plus rien ne sera comme avant (le décrié No prayer for the dying n’en finira pas de le montrer en temps voulu), d’autant que les années 1990 n’apporteront pas que des joies pour les groupe de heavy metal traditionnel. En attendant, une tournée énorme s’ensuivra (avec une tête d’affiche des Monsters of Rock de Donington figurant aussi KISS, David Lee Roth, MEGADETH, GUNS N’ ROSES et HELLOWEEN !), elle occasionnera la sortie d’une vidéo, Maiden England, qui est au passage un monument du genre.

Si on nous avait dit qu’on préfèrerait, et de loin, les morceaux option synthé, on n’y aurait jamais cru !!!

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