Chroniques concerts
02
Aoû
2012

JackieHenri, quelle bonne idée que de péter à Narbonne,

d’autant qu’en entrée, les ATOMIC ROTORS balancent volontiers un psycho abrasif et energique, on déplorera, en bons rockeurs qui se respectent, un set trop court mais efficace où s’enchaînent sans vergogne accent qui chante et riffs tranchants. Evidemment, on s’en sera douté, Souflette est de la partie (textuelle ainsi que dans la fosse), gloire à toi, frère de la côte, que le grand Cric nous croque si nous lâchons la rampe devant le rock frelaté ! Yo-ho et un ATOMIC ROTORS à suivre dorénavant. 

Soan, c’est un peu Brel et Mano Solo version Pete Doherty, les musiciens laissent parfois un vieil arrière-goût DOORS par forcément désagréable. Des fois ce sont des fragrances NOIR DESIR en plus fantasques. L’élite narbonnaise se faufile pendant ce temps, la divineOlivia mais aussi BOB’S NOT DEAD ! Soan fait assoir son public sur son single et c’est d’un coup la fête à Riton (Hasselhof), speciale Ged-y-casse à l’absent Bougli pour un "Barrez-vous !" à l’ancienne même si un poil incongru. Le concert est en général un peu trop "joué" pourtant les morceaux ne sont pas forcément mauvais du tout. Les fans se sont déplacés et ont pris du plaisir, c’est le principal n’est-il pas ? Ecouter le disque sera la prochaine mission, pourquoi pas pour se faire une idée précise du répertoire du bonhomme ? En tout cas cher Soan, on se passe TOUJOURS allègrement du trop moisi "oh hier ils ont fait mieux à Marseille" qui est toujours aussi crispant pour des locaux de l’étape bien plus au fait de la musique (olé) que les vedettes (nan, pas les machines) le croient... 

Thomas Fersen, vu la dernière fois à Bédarieux en 1995 (oh coooon), nous présente un univers intact et unique, l’alliance-friandise ukulele / accordéon forme un cadre excellent à ses contes bizarrement méconnus. Le duo basse / batterie apporte un mordant bénéfique et la puissance adéquate au plein air. De nombreux amateurs se pâment, la joie est palpable, pas besoin de 24 Marshall pas branchés pour foutre le feu. Et quand le pipeau déboule, c’est la teuf totale, un chanteur plein de charisme qui grimpe crescendo avec l’Hell’ectrique, c’est toujours appréciable. Jusqu’à ce que ça se calme, flottement, et devienne un peu long. L’âge sûrement, la proximité de la buvette vous dites ? 

INTERLUDE A CARACTERE INFORMATIF 

Si d’aventure botter le cul des enfants est une des plus grandes joies de l’humain, presque équivalente à celle de boire du mauvais vin tout en en énumérant toutes les qualités chimériques, il faut aussi savoir parfois les féliciter, sans sourire toutefois, faut quand même pas déconner. Quand deux petits imbéciles s’amusent à hurler sur le passage des pignoufs qui courent se mettre à l’abri sonore pour discuter tricot au téléphone avecMarcel, le beau-frère qui n’a pas pu venir parce que la Fuego était en cale sècle, c’est juste génial, vite putain, trouvez quelqu’un pour leur faire un bécot !!! 

RETOUR A L’AMBIANCE TERRIBLEMENT SAUVAGE D’UN RASSEMBLEMENT DE NARBONNAIS, FRELE ESQUIF DE VIE PARFOIS CRETU SUR UN OCEAN DE MOLLESSE. [Bon, fin de l’article quoi.] 

Jacquot nous fait le coup de l’hommage - lassant - à Trénet, quand on sait l’étendue de son répertoire, on peut trouver ça dommage quitte à déclencher tempête de vindictes ou désintérêt total. La voix de crooner passée au sable, inimitable, swingue toujours avec autant de brio, ce mec ne vieillit plus, Dorian bon gré mal Gray, et quelques images, au fil du concert, sont tout-à-fait superbes, cette femme qui tient son enfant dans ses bras au premier plan et Jacquot au second, franchement celui-là, fallait le voir, c’était juste beau comme quoi même les gros durs se font avoir par de vils artifices. Le vieux shaman tient son public au creux de la pogne et le fait chanter comme personne (nan pas Paul), à l’unisson et tout et tout, fait durer le plaisir pour revenir et puis l’ovation terrible : il est lààààààà !! Avec un accordéon en prime à la saveur du vieux Paris ! Martini-Picon les copains, Jacquot a parlé !! 

Pour une fois que le besoin, et l’envie, se présentent, dédions ce reportage à la mairie de Narbonne qui organisa comme une grande un concert au copieux pesant de cacahuètes, merci M’sieur l’maire ! Et salut à Marion, toujours les mêmes qui s’bougent le ionf !

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