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Chroniques concerts
28
Nov
2022
burning heads hardcore punk rock reportage

Voilà, quand les copains commencent à vous apporter une chaise car vous ne tenez plus debout, il est temps de tirer la révérence, trop dur pour le physique et d’un, pour le moral et de deux. Et on en pleurerait.

Mais revenons à nos moutons, Anaïs motivée en dernière minute mène le convoi jusqu’à Gignac où nous aimons venir, le Sonambule est une salle accueillante et bien tenue, au son et aux lumières généralement au poil, donc rebelote, si vous avez l’occase : allez-y, ça fait des années qu'on l’écrit, lisez la vraie presse tudieu !

L’ami Henri capté, les copains (dans l’ordre chronologique d’apparition) Jean-Luc (le marché de Lodève ? C’est noté !), Gibet (des Salopards à l’ancienne, façon italienne !) et sa belle-sœur qui ne méritait pas meilleur titre et dont on a mangé le prénom, Géraud (très en forme semble-t-il), les zaudois Julien, Eimeric et Alban (le skate n’est plus de votre âge, faites-vous une raison !), Hugo, toujours à narrer ses innombrables rencontres incroyables, tous salués, il est temps de rejoindre la salle pour constater que le chaînon manquant entre le MOTÖRHEAD des tous debuts et l'âge d'or des CRAMPS, quelque chose pas si loin que ça du REVEREND HORTON HEAT en fait, se matérialise là d’un coup sous la forme du trio SILLY WALKS, jolie petite machine qui death-y-dément tourne de mieux en mieux (merci 34tours au passage, chouette dispositif / couveuse pour les espoirs héraultais), on trouve juste le son un poil trop lisse. Mademoiselle Axelle (dont la voix, malgré un penchant certain pour l’autodérision, est un joli trésor caché) assure un sacré bon rythme sur les lignes impeccables de Rémi, Ronan faisant à son habitude un chouette numéro de dandy destroy. Si vous n’avez jamais jeté une oreille sur un de leurs morceaux, c’est le moment, après ils seront trop grands, il faudra payer des places en stade. Rien que ça !!

Pour le moment suivant, BURNING HEADS doit habituer votre non-serviteur à l'absence de Pierre, sur disque c'est dans la poche (clique sur les machins en rouge pour découvrir six tonnes de chroniques en rapport direct avec l’article), sur scène c’est moins facile mais pas décevant, le chant est très en avant mais les compères font pas mal de bruit, à cinq ça charcle bien aussi. Jamais fan de punk mélodico-skate, on s'étonne toujours soi-même d'accrocher avec un répertoire si aigu mais le tempo est enthousiasmant, en tout cas sur la part la plus importante 100% punk, le chant est accrocheur, la machine à riffs rutilante et ce bassiste est toujours en lice pour incarner le parfait Zébulon, on voit vraiment rarement des gens à l’envie si palpable de jouer, encore, toujours, ensemble, fort, que JB et Tomoï, impossible de passer autre chose qu’un bon moment et si le public est pas forcément des plus nombreux, il offre comme il se doit un accueil chaleureux aux musiciens qui du coup reviennent jeter une dernière volée de bois vert. On profite de cette fin d’article pour vous conseiller d’aller écouter le dernier album de la bande, Torches of Freedom, l’exemple même d’un punk rock conscient, extrêmement bien ficelé et qui n’a rien perdu d’une hargne pédagogique qui ne peut que faire du bien aux réfractaires à la connerie ambiante.

Penser, agir.

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