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Chroniques CD
24
Jan
2023

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

running wild heavy metal allemagne cd

Malgré un poste de batteur chahuté (Stefan Schwarzmann part en 1988 rejoindre U.D.O., le nouveau Iain Finlay se casse un bras, Jörg Michael le remplace pour le live, Finlay revient…pour peu de temps),

et des dissensions au sein de l’équipe (les embrouilles sont grandissantes entre le guitariste Majk Moti et le bassiste Jens Becker), RUNNING WILD livre avec ce cinquième disque un recueil d’excellentes compositions de heavy metal mélodique bourré de refrains mémorables (ah death-y-dément ces chœurs, c’est quelque chose !) et de gros riffs. On est ravi quand le tempo accélère quelque peu - on sera de toute façon toujours plus fan des débuts plus sauvages du groupe - mais l’ensemble privilégie le mid tempo propice au secouage de bocal.

Concernant les textes, Rolf a fait bonne pioche en recrutant un batteur britannique puisque celui-ci donne un coup de main pour les paroles qui mentionnent bien heavy-demment la piraterie et les aventures maritimes (le terrible Riding the Storm, Marooned, Tortuga Bay, etc.) mais pas seulement, les méfaits de l'Inquisition (Running Blood) et la bataille de Waterloo se voit également…abordées ! On entend aussi au passage que RUNNING WILD a devancé de longtemps le Tunes of War de GRAVE DIGGER en saluant les Highlands, avec cornemuse et tout le toutim. La couverture de Sebastian Krüger est vraiment chouette avec ses personnages et la production est largement à la hauteur, que demande le peuple ?

RUNNING WILD est au sommet de sa carrière, enchaînant les succès artistiques et commerciaux (rien qu'en Allemagne Port Royal s'est vendu à plus de 50 000 copies et Noise vient de dégoter une distribution par EMI pour quatre de ses groupes dont RUNNING WILD qui doublera ses ventes précédentes !). Les problèmes personnels des musiciens n'entraveront-t-ils pas le succès de la formation germanique ? Nous le verrons dans un prochain épisode, celui de Blazon Stone !

Cette réédition, comme les autres, a été très soignée : on y trouve deux disques, le premier contenant l'album complet remasterisé, le deuxième offrant quant à lui les morceaux tirés des EPs Bad to the Bone (1989) et Wild Animal (1990, avec une version tout simplement horrible de Chains and Leather) ainsi que des versions retravaillées en 2003 des morceaux Riding the Storm et Bad to the Bone. Le livret de seize pages contient des tonnes d'illustrations (affiches, tickest, couvertures de disques et de magazines, photos de l’époque) mais aussi toute l'histoire de la conception de l'album commentée par Rolf. Dommage toutefois que les textes n'aient pas été reproduits pour un travail vraiment complet.

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