Une petite contribution ?

Chroniques DVD
04
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

peplum égypte antiquité victor mature

Genre : péplumélo

Scénar : l’histoire de Sinouhé l’égyptien, arrivé bébé dans un panier flottant sur le Nil comme un certain nombre d'enfants de Thèbes. Adopté ensuite par un médecin chez qui il apprend l'art de soigner, il s'établit à son tour. En compagnie de son ami Horemheb, Sinouhé sauve sans le savoir le pharaon Akhenaton, fait assez pratique pour se placer en société malgré des origines modestes : il devient médecin de la maison royale tandis qu’Horemheb est bombardé officier de la garde. Une babylonienne, Néfer, lui fait du gringue et il en tombe éperdument amoureux, elle en profite pour le faire tourner en bourrique. De son côté, Horemheb en pince pour la princesse qui le charge de charmer Néfer pour en dégoûter Sinouhé : c’est l’exact contraire qui se produit : elle ne fera que brouiller les deux hommes mais cet imbécile de Sinouhé continue de déraper, donne tout ses biens à Néfer malgré les avertissements de la belle servante amoureuse de lui, ses parents se suicident, bref : on peut dire que Sinouhé touche le fond. Parviendra-t-il à remonter à la surface après tous ces coups du sort ?

Produit par Darryl F. Zanuck qui y impose en bonne place sa maîtresse Bella Darvi (provoquant par là-même le refus de Marlon Brando de prendre la tête d'affiche), ce film construit d'après une libre adaptation du roman Sinouhé, l’Égyptien de Mika Waltari (1945) met en scène la longue descente aux enfers d'un innocent parfois légèrement cucul sur les bords mais pas désagréable pour autant, on y est encore témoin des complots de palais ourdis par des conspirateurs impitoyables et des histoires d'élus (ah ces enfants à la destinée et au passé compliqués !), des stratagèmes de courtisanes vénéneuses faisant chavirer le cœur de faibles hommes, fussent-ils soldats aux gros bras (quel athlète que ce Victor Mature abonné aux rôles du genre, entre autres après la doublette La Tunique / Les Gladiateurs) qui ne remarquent jamais les yeux doux et sincères d’autres moins voyantes.. Et bien sûr en épices des scènes de massacre à l'ancienne mais aussi comme une semi-propagande chrétienne (même anachronique, le monothéisme est têtu) souvent au programme de ce type d’aventures antiques.

Tout n’est pas forcément génial malgré un casting solide (on adore les illustres Peter Ustinov ou John Carradine qui ont le chic d’avoir la tronche de l’emploi) et une musique mise en œuvre par Bernard Herrmann (et Alfred Newman) : les scènes avec les décors qui défilent paraissent un peu moisies aujourd'hui, comme les incrustations du type de la chasse aux lions mais tout ceci devait faire son petit effet à l'époque de sortie, dommage aussi que l’on subisse quelques petites longueurs sur la fin mais on ne peut pas dire que L'Égyptien soit un film raté, il a peut-être simplement mal vieilli et il a au moins l'avantage de ne pas ressasser les innombrables aventures de héros grecs ou latins. Avec l’immensité de l'histoire qui a bâti l'Égypte, on se demande bien pourquoi si peu de films ont été tournés à son sujet, peut-être juste à cause des décors qui devaient être fort coûteux puisqu'il aurait fallu les construire alors que les autres étaient disponibles à Hollywood et Cinecitta pour un tarif qui commençait à devenir abordable vu le raz-de-marée du péplum qui a démarré il y a peu quand ce film sort sur les écrans.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

castellari ww2 guerre angleterre dvd
marduk black metal suède cd
jules dassin edgar poe short film