Chroniques CD
19
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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« Sans Blackmore, DEEP PURPLE est mort ! »

Ah ouais ?! Eh bien l’écoute de cet album absolument formidable a dû souffleter sévère les ceusses qui s’amusaient à de tels pronostics !

Vavoom: Ted the Mechanic montre une telle puissance et une telle décontraction amusée que juste cesser de gigoter dans tous les sens est absolument impossible pour qui reconnait le rythme comme son seul dieu, car ça swingue très méchamment et Ian Gillan semble en pleine forme ! Le tendu Loosen My Strings célèbre le hard rock à la fois virtuose et mélodique, la guitare du nouvel arrivant Steve Morse (des DIXIE DREGS, passé également par KANSAS) n’en fait pas des tonnes et parvient à s’insérer dans le moule antique avec finesse, rendant à DEEP PURPLE cette fluidité que des tonnes de remaniements avaient condamné pour tensions permanentes. Le massif Soon Forgotten évoquerait-il un ex-membre récemment démissionnaire ? En tout cas, ce morceau-là rappelle lui aussi le DEEP PURPLE heavy que l’on aime tant ! Mais le groupe sait aussi composer des morceaux doux, écoute donc la longue pièce Sometimes I Feel like Screaming, malgré les zébrures plus foncièrement hard, la mélodie et le feeling ne sont pas pour rien dans la réussite d’un morceau pour le moins contrasté, dans le bon sens du terme. Cascades: I'm Not Your Lover laisse la partie belle à l’orgue, un peu en retrait depuis le départ, et donne dans le mid-tempo teigneux, un morceau pour la route de nuit à écouter à fort volume ! Loin des expérimentations quasi-prog émaillant les autres titres, The Aviator est le morceau folk d’un l’album death-y-dément très varié, Rosa's Cantina tapant allègrement dans les rythmes funky pour mettre le feu à la baraque, A Castle Full of Rascals revient vers le bon gros hard à ambiances, frisant encore le progressif. A Touch Away et cette facette pop ne sont pas forcément ce que l’on préfère mais Hey Cisco revient faire secouer les fesses avec son duel imposant guitare / clavier sur un tempo de folie. Somebody Stole My Guitar prolonge le plaisir avec un gros hard appuyé, The Purpendicular Waltz conclue plus en douceur, et encore, l’ensemble reste heavy et la guitare flamboyante.

Un album un poil long (plus d’une heure de programme) mais il fallait au moins ça pour convaincre : c’est fait, sans problème, l’avenir s’annonce radieux pour ces jeunes premiers…de l’âge des cavernes !

Le livret dépliant contient l'intégralité des paroles et des photos claires-obscures des membres du groupe.

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