Une petite contribution ?

Chroniques vinyles
28
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Pour capitaliser sur un nom sans cesse grandissant, on efface le reste de l’intitulé, et hop !

Car ces deux fameux « originaux » de Ted Nugent sont en fait les deux derniers albums de son groupe précédent 1, THE AMBOY DUKES, rassemblés dans un double pochette ouvrante.

Call of the wild (1974)

est le début officiel de l’ère hard du groupe vétéran de Chicago / Detroit, celle où Ted compose quasiment l’intégralité du répertoire, d’où l’apparition de son nom avant celle du groupe devenant donc TED NUGENT & THE AMBOY DUKES, de toute façon, il ne subsiste que le bassiste Rob Grange des purges successives, il suivra le Nuge dans sa carrière solo jusqu’à la fin des années 1970 avant de claquer la porte.

L’excellent Call of the wild annonce la couleur avec de gros riffs, un groove d’enfer et une sens de la mélodie affirmé, Sweet revenge et Pony express (qui doit deux-trois trucs à DEEP PURPLE), le stonien puis très musclé Ain’t it the truth, Renegade et Cannon balls ne sont pas mal non plus dans le genre, le rock’n’roll et son côté chantant et dansant est bien là, s’emparant des cervicales pour en faire des maracas (tant tout est déjà forcément en miettes là-dedans). Bon, on avoue quand même ne pas être passionné par la longue jam perchée de Below the belt mais voilà globalement un très bon album de hard vintage.

Il sonne aussi la fin d’une période, un siège éjectable est immédiatement enclenché, un autre est prêt mais on n’appuie pas (encore) sur le bouton…

Tooth, fang & claw (1974 itou)

Hop, faut pas déconner, c’est quoi c’t’histoire de hippies, virez-moi donc ces claviers et ses flûtes (ciao Gabe Magno) qu’on cause un peu rock là siouplé ! Ted resserre encore plus son emprise sur la formation (devenant pour le coup TED NUGENT’S AMBOY DUKES, si c’est pas assez clair comme ça ?!) qui fête quand même en 1975 sa décennie d’existence, s’empare définitivement du micro (le chanteur Andy Jezowski se contentera désormais d’être un - des - choriste-s- !) et durcit encore plus le ton.

On reste donc sur la thématique du fauve teigneux en couverture, et les parties de guitares pètent comme jamais, suivies par une section rythmique bien décidée à ne pas dépareiller. Lady luck bombarde à souhait, Living in the woods, The Great White buffalo et No holds barred itou, manifestant un hargne quasi-punk et un tempo meurtrier pour l’époque tout comme la reprise proto-speed metal du Maybelline de Chuck Berry qui décoiffe même les boules de rampe, la longue pièce instrumentale Hibernation (plus de neuf minutes) est étonnamment énergique et captivante, le plus court Free flight frite aussi pas mal, on évite ici l’écueil d’un passage somnolent que son titre pouvait faussement induire, la ballade pré-conclusive Sasha (du nom de la fifille à son papa chasseur) est quant à elle plutôt sympa avant le coup de fouet final. Quel album encore !

1 afin de lire plein d’autres chroniques sur les groupes cités, clique juste sur leur nom en rouge.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac