Chroniques CD
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Le riff à dos de chameau de Whole lotta love annihile l’équivoque, le deuxième album de LED ZEP est une tuerie.

Composé de neuf morceaux, II oublie pour un moment les gimmicks blues omniprésents sur le premier album (là : LED ZEPPELIN [Uk] S/t (Atlantic Recs) 1969 Réédition 1994) et continue d’étancher la soif d’aventures des musiciens et ce tout juste six mois après l’album éponyme ! Le bon gros rock lourd mais swing à souhait du morceau d’ouverture laisse place à l’aérien What is and what should never be le long duquel Page et Plant se révèlent des orfèvres de la mélodie. Suivent le rock’n’roll The lemon song et son riff inoubliable, puis l’émouvant Thank you très folk dans l’âme mais en même temps armé d’une batterie dévastatrice, le puissant Heartbreaker qui préfigure déjà le heavy metal, le court et efficace Living loving maid, l’épique Ramble on, le fabuleux instrumental Moby Dick qui permet aux musiciens de se lâcher sévèrement, à l’image d’un John Bonham visiblement ravi de tanner ses fûts à grands coups de troncs d’arbres. Bring it on home, bluesy pour la forme puis soudainement rouleau-compresseur, est le dernier morceau d’une série assez hallucinante sachant que le groupe a en grande partie composé cet album sur la route et l’a enregistré ici et là selon où ils atterrissaient. La naissance véritable du hard & heavy et le début d’une saga sonique extraordinaire.

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