Chroniques vinyles
29
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Pourtant garant en couverture d’un kitsch heavy-ril typiquement américain,

(comment est votre daube, Hermann ?) c’est vers l’Angleterre glam que lorgnent le très musculeux THOR et sa horde canadienne : SLADE, THE SWEET, Gary Glitter, mais aussi parfois les rois incontestés du hard boogie rock STATUS QUO sont des noms qui passent par la tête à l’écoute de ce premier méfait discographique, quand ce ne sont ceux, bien américains cette fois, d’ALICE COOPER, KISS ou TWISTED SISTER. Voire d’Iggy Pop (Wasted !).

La grosse voix goguenarde du blondinet n’empêche pas les mélodies de régner en maîtresses sur un rythme certes lourd, on croirait presque l’album composé pour passer à la radio et conquérir les stades (les arènes, bien sûr !) s’il n’était cet humour étrange régnant ici et là (l’album aurait été enregistré, selon ce pressage français, en mai-juin 1943, ha !) et cet esprit branleur et provoc' que déploieront plus tard les descendants des NEW YORK DOLLS et AEROSMITH en Californie.

On ne tient pas vraiment là le top du top du hard canadien mais une certaine tendresse naît au fur et à mesure des écoutes, ce type n’est-il pas, outre un body-builder de très haut niveau, un vétéran de la musique underground depuis le début des années 1970 ? Si c’est son personnage, un poil farfelu, qui attire le label RCA, c’est grâce au travail pour le moins acharné du groupe, ses nombreuses tournées marquées par les tours de force (parfois risibles) de Thor, qui en feront ce qu’il sera plus tard : un groupe à prendre (presque ?) au sérieux.

À suivre…

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