Chroniques vinyles
11
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Cauchemar de tous les batteurs de l’univers, Black dog oblitère l’auditeur

avec un festival de groove et l’habituel hurlement suraigu de Robert Plant, et ce n’est qu’un début car dans le genre alambiqué, Rock’n’roll, bien que furieusement speed, est lui aussi un casse-tête pour le musicien lambda. Calmons le jeu, envoyons un petit folk des familles, ok les enfants, c’est parti pour The Battle of Evermore, chouette randonnée loin de l’espace et du temps, prolongée par l’extraterrestre ballade Stairway to heaven, on n’est pas près d’atterrir et pourtant il faut bien la tourner, c’te galette. Se lever n’est plus aussi facile qu’avant, non mais sans blague ces mecs sont des tortionnaires, y a des plaintes qui s’perdent !!

Et en plus ils ont retrouvé la prise électrique, Misty mountain hop ne manque pas de le faire remarquer tout en forçant les fesses à se mouvoir malgré le diabolique piège du canapé mou, des sadiques qu’on vous dit ! Et vas-y que j’te colle le mal de mer avec un formidable Four sticks qui s’incruste pour toujours dans la cervelle ! Going to California nous refait le coup de la chanson folk enchanteresse mais le gros morceau, avec un rythme de vieille mais imposante locomotive à vapeur, peut-être celle qui emmène Bronson vers trois cache-poussière, déboule avec When the levee breaks, un condensé hard / blues / folk énorme, parfait pour enfoncer le clou.

Quand les gens, après avoir d’abord cherché l’auteur de ce disque judicieusement privé de la moindre mention sur la pochette, ont su que c’était LED ZEPPELIN, ils n’ont pas dû être surpris de la putain de tarte qu’il venait de bouffer en l’écoutant. Quel menu pantagruélique pour ce quatrième disque, mais où les Quatre s’arrêteront-ils ?

Pochette ouvrante, joli insert de papier inclus avec d’un côté le menu / les crédits, de l’autre les paroles de Stairway to heaven.

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