Chroniques DVD
28
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

umberto lenzi comedie romantique grèce

Genre : comédie romantique à l’ancienne

Scénar : Nikos Makriyannis est un jeune homme sûr de lui et bien mis, sa mère et sa sœur n'en sont pas peu fières. Pourtant il fait régulièrement le capricieux et son père au cœur fragile (hum...) s'use inutilement à lui faire des remontrances (même si celles-ci blessent profondément ce jeune coq). Par exemple, pendant que les autres se cassent le cul à charger les camions de la société, lui se balade dans sa grosse voiture, il ne s'étonne même pas que toutes les jeunes filles qu'il rencontre lui fassent les yeux doux. Mais quand Wandisa Vanzi, une jeune italienne fraichement débarquée à Athènes, apparaît sur le bord de sa route sans taxi en pleine nuit, il s’empresse de s’arrêter pour conduire cette très jolie touriste à son hôtel. D’après la stratégie naturelle de Nikos, Wandisa devrait comme les autres craquer devant son charme irrésistible, mais elle n'est pas aussi commode qu’il le croit. Afin de jouer les guides touristiques et passer du temps avec elle, il apprend tout un tas d’informations sur le Parthénon et l'Acropole mais elle le voit arriver avec ses gros sabots, encore plus quand elle décide d’aller visiter l’exploitation des parents de Nikos… Tel épris ne peut plus surprendre !

Petite balade touristique et romantique dans la Grèce populaire, Μια Ιταλίδα στην Ελλάδα est le tout premier film du réalisateur au long cours Umberto Lenzi pour qui nous avons une grande sympathie depuis très longtemps 1. Le film est un vrai travail de couple avec son épouse d’alors, Tersicore Kolosoff. Si Umberto semble être l’unique réalisateur, Tersicore apparaît dans le film, les deux se chargent de l’écriture du scénario et du montage. Tersicore continuera à travailler avec Umberto puisqu’elle apparaît également au générique de Mary la rousse, femme pirate en tant qu'assistante réalisatrice. Elle continuera ce boulot - ou celui de scripte - jusqu'au milieu des années 1980 et a beaucoup travaillé pour le cinéma populaire italien, croisant de nombreux réalisateurs, particulièrement Domenico Paolella avec qui elle travaillera souvent, mais aussi Dino Risi, Antonio Margheriti, Valerio Zurlini, Adolfo Celi, Vittorio Gassman ou Giuseppe Ferrara (pour les excellents Cent jours à Palerme et L’Affaire Aldo Moro), entre autres. A noter qu’elle était déjà présente sur le tout premier travail solo de Lenzi, le court métrage Ragazzi di Trastevere (1956 ?) que nous cherchons toujours à voir.

Le morceau charmant Arrivederci Ellada chanté par Nana Mouskouri (qui d’autre ?!) est l’introduction parfaite pour un film définitivement mignon même s’il n'invente rien : les acteurs sont plus que sympathiques (adorable Wandisa Guida, vue dans Les Vampires, La Vengeance d'Hercule, La Révolte des esclaves, Le Gladiateur de Rome, Hercule contre Rome, Les 3 Sergents de Fort Madras, Opération Goldman ou, bien plus tard après un longue pause, Crime au cimetière étrusque ; on craque assez franchement pour le personnage, chouettement interprété par Mimis Fotopoulos, du père irascible et opportunément cardiaque qui est archi-classique mais très savoureux), la musique espiègle comme dans toute bonne comédie romantique qui se respecte. L’effort à faire sera linguistique, si on comprend quelques mots de grec, ce sera mieux pour le spectateur puisqu’on ne voit pas qui s’amuserait à traduire / rééditer cette vieillerie, n’empêche qu’elle a du charme et qu’elle reste une exception stylistique (film de commande ?) dans la carrière d’une réalisateur qui s’est principalement illustré par ses films d’action, qu’ils soient d’obédience exotique, horrifique ou policière.

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