Chroniques vinyles
15
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Bon Scott avait repéré Brian Johnson en Angleterre au début des années 1970, c’est lui qui chantera sur l’album du deuil.

Un deuil qui se veut courageux, pas de pleurnicherie au programme du gang Young, le glas de Hell bells certes, à part ça What do you do for money honey, Given the dog a bone, Let me put my love into you, la face A regorge de morceaux à refrains prêts à conquérir les stades du monde entier avec ce nouveau héraut à la puissance remarquable même si la facette sexy d’un Bon Scott a désormais disparu, on se voit plus sur des gradins à gueuler entre potes qu’au pub à se raconter des blagues délicieusement grivoises sur un ton goguenard. Mais il va falloir faire avec. On plutôt sans.

La face B, celle du Back, celle du Black, démarre sur le morceau-titre, archétype du nouvel AC/DC : un gros riff et des cris sortant de sous la casquette d’une petite baraque sur pattes bien décidée à faire trembler les enceintes, Angus se fendant d’un solo mortel, comme il le fait pour presque chaque titre de l’album (s’ensuivent You shook me all night long, premier single de l’album à paraître, le somme toute assez bluesy Have a drink on me, le furax Shake a leg tempéré par le conclusif et faussement plaisible Rock and roll ain’t noise pollution) non, death-y-dément cette mouture n’est pas là pour se lamenter, il faut maintenant voir à habituer le public, en tout à ne pas faire fuir trop de disciples pour qui quelque chose est irrémédiablement brisé.

Le futur donnera raison au groupe qui fera son plus gros carton avec cet album de seconde naissance aux cinquante millions de copies vendues (!).

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