Chroniques concerts
29
Jan
2023
servian parenthèse post punk rock reportage

Vu que l'on n’est plus foutu de tenir bien longtemps sur les papattes, on n’aura fait qu'un passage à ce concert obligatoire après l'écoute du dernier album des amigos de MR R..

Tout d’abord, les rapides agapes et douche intérieure dans la voiture n’ont pas étanché la soif de musique, et Satan sait que cela fait longtemps qu'on est pas sorti.

Côté accueil à la Parenthèse où nous n'avons passé que de(ux) bonnes soirées 1, l’identification dans l’équipe de membres de DARKSHINE, FRANKIE IV FINGERS ou LA BRIGADE DU KIF fait que l’on part sur des bases saines pour ce concert suivant donc la sortie d’un album qui a déclenché la machine à dithyrambes sur Nawakulture il y a quelques jours, ere long.

Quand le trio biterrois prend place, que la vidéo se met en marche en même temps que la musique, il y a quelque chose de touchant dans cette interprétation d'un répertoire intimiste et aérien soudain ferré au sol avec une machinerie sonique qui fait la part belle à la basse et à la batterie (un peu plus qu'au chant et à la guitare si l’on peut se faire maître). Les séquences vidéo qui se succèdent sur l'écran restent dans la grande tradition de ce qu'a fait le groupe précédemment avec ses différents disques : doubler l'image que l’on s’est faite à l’écoute, cette révélation graphique laisse découvrir des pistes pour par exemple creuser la signification de titres légèrement mystérieux (franchement, Herbert, je ne sais que te dire… Enfin, est-ce ma faute, hein ?). Sans vouloir fâcher les gérants des grands espaces ni minimiser l'impact du groupe, celui-ci nécessite clairement des lieux plus adaptés, disons plus personnalisables et moins cruellement vaste quand le dialogue se limite tristement à des « Rock'n'rooooll !!! » tout à fait hors de propos, comprenne qui pourra.

On n’avait jamais entendu parler auparavant de DELEO, formation regroupant en son sein une guitare, une basse, une batterie et surtout une chanteuse dont les gesticulations n’ont de cesse d'intriguer mais qui possède la voix puissante adéquate, la base musicale est quant à elle très au point, quelque chose qui se situerait entre la pop actuelle, la cold / new wave et un post-punk qui redécouvrirait le glam tout en jonglant avec l’aventure électronique (le croisement entre EURYTHMICS, SISTERS OF MERCY et le NINE INCH NAILS le plus accessible ?), le rythme est heavy-demment tendu mais la mélodie jamais loin, on aura juste le temps d'assister quelques morceaux avant de devoir partir déposer la carcasse dans son cercueil de drap, la tristitude mais la fatigue surtout. On the road again, en vous souhaitant !

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