Une petite contribution ?

Chroniques DVD
01
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

western aldrich hudson douglas film

Genre : drame(s) dans l’Ouest

Scénar : un cheval est lancé à travers la vallée à toute pompe, un autre le suit : le sheriff Stribling est aux trousses du meurtrier O'Malley. Celui-ci arrive chez une femme d’alcoolique morte d'ennui, sa très belle fille, Missy, est semble-t-il dans le même état. On lui offre généreusement l'hospitalité mais la maîtresse de maison est en fait un ancien amour de O'Malley qui prétend avoir changé après s'être montré grossier jadis. Il fait curieusement engager son poursuivant afin de conduire un troupeau vers le Texas à la frontière duquel n’est plus valable son mandat d’arrêt. Mais l'histoire qui lie les deux ennemis est plus complexe qu'ils ne le croient, sur la route le voile ne tardera pas à tomber.

Sur un scénario (adaptation) de Dalton Trumbo et dans des décors pierreux splendides, Robert Aldrich fait évoluer une sacré grappe de héros / affreux de l’Ouest : Rock Hudson, Kirk Douglas, Joseph Cotten, Neville Brand, Jack Elam…! Douglas est évidemment irrésistible dans sa posture classique de cow-boy cynique et vénal cachant souvent au fond un brave type tandis que Rock Hudson joue un homme plus guindé dans sa morale, autant dire que nous avons droit à un bel affrontement de stars doublée d'une jolie galerie d'enfoirés au sommet de laquelle trônent évidement les organisateurs de la saloperie de combat de coqs !

El Perdido est encore un film qui, tiens, comme le film suivant de Douglas, Seuls sont les indomptés, annonce - inconsciemment ? - le crépuscule des sacro-saints cow-boys américains, sans loi et presque sans foi, la tête pleine de souvenirs embués par l'alcool sur un chemin se muant souvent en recherche de rédemption, ici O'Malley s’avère même capable de romantisme (pendant la scène des feux de Saint-Elme par exemple) ! Des cow-boys, des bandits, des Indiens et de bons comptes qui font les bons « amis » sans oublier une grosse tempête de sable pour pimenter encore un peu plus des vies où la mort a eu beaucoup de travail à décimer les familles, voire toute vie sociale normale.

Poor lonesome « heroes »…

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