Une petite contribution ?

Chroniques DVD
28
Oct
2009

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

halloween michael myers horreur slasher fantastique

Genre : suite de reboot et chute

Scénar : la police tombe sur Laurie qui vient de mettre fin à son cauchemar mais traumatisée, le docteur Loomis est aussi en sale état mais Michael Myers est-il vraiment parti pour toujours en enfer ? Bien sûr que non, et comme son transfert est effectué par deux bras cassés qui ne se méfient pas assez des vaches qui ne regardent pas passer les ambulances, un si grand malade peut s'extraire de la tôle froissée et retourner au taf, tout ça avec la bénédiction de la dame blanche ! Laurie et Annie grièvement blessées se remettent lentement, la première montre une détermination incroyable à survivre quand d'autres se seraient effondrés devant l’attaque ou les horribles cauchemars qu’elle subit pendant un an. Entre-temps, Loomis est devenu un personnage détestable qui ne fait plus que du business autour de l’histoire, joue la star et roule en limousine grande comme un bus, à se demander où a disparu l’aura de la Cassandre ultérieure. Et pourquoi plus personne ne semble croire à la puissance extraordinaire d'un tueur soi-disant disparu qui se dirige comme tous les autres vers Haddonfield, plus précisément chez le sheriff Brackett où vit désormais sa sœur qui ignore encore les liens de leur sang…

Aïe, aïe, aïe, on attendait cette suite au tournant car le premier film du diptyque 1 avait véritablement été une très bonne surprise, qu'en est-il donc du second deuxième Halloween de l’histoire ? Son exact contraire, une immense déception où les auteurs hérétiques semblent avoir pris un malin plaisir à saccager le boulot, inventant pour la forme des ramifications pseudo-spirituelles et fantastiques (fantasmées ?) pour une épopée qui était bâtie jusque là sur le suspense et la peur, les sales frissons de scènes diable-hors-de-sa-boîte et l’extermination violente de crétins de bas étage. Certes, on frise le plus brutal encore, le sang gicle partout et, sur les murs blancs d'un hôpital par exemple, le raisiné bien rouge ressort joli tout plein. Et il faut au passage reconnaître que Rob Zombie sait y faire question images, on en trouve régulièrement de très belles, et aussi des allusions habituelles à la culture rock’n’roll (yeeehaaah, ALICE COOPER encore et toujours, mais aussi MC5 et METALLICA entre autres). Mais les gadgets pour geeks chevelus ne suffisent point à faire de ce film un très bon film comme le combat à venir entre Laurie et une sorte de fantôme éternel pouvait le laisser présager au départ.

Déjà, comme par exemple KISS en fit personnellement l’expérience, sans masque Michael n'est qu'un hippie façon Charles Manson clodo, il a beau être gigantesque (plus de deux mètres, ça en jette), son mystère en prend un coup et avec son rythme de croisière de mort-vivant, difficile de croire qu’il soit aussi prompt à retrouver ses proies, c'est la magie du cinéma au service du monstre ok, mais bon quand la sauce ne veut pas prendre, on n’a pas envie de se faire prendre au piège fiction. Et puis soudain Halloween s'approche, Laurie voit un spy, elle pète de plus en plus les plombs, les médicaments ne suffisent plus, son amie Annie ne la reconnaît plus, elle picole et devient dingue, est invitée à une soirée déguisée (tiens des zombie, la bonne idée que voilà !), la routine voulue plus moderne reste la routine, les acteurs n’ont pas tous l’air très convaincus de participer à une grande aventure (on retrouve néanmoins avec plaisir deux acteurs des Sons of Anarchy, Mark Boone Junior et Dayton Callie) sur le tournage d'une histoire dénaturée pour le plaisir d’un fantastique hallucinatoire bancal et de scènes typée torture-porn gratuites. Et Laurie de devenir un victime ?!

Blasphème !

1 voir Halloween de Rob Zombie (avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell, Brad Dourif, Tyler Mane, Daeg Faerch, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Richard Lynch, Udo Kier, Danny Trejo...) 2007

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