Une petite contribution ?

Chroniques DVD
05
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

peplum italie atlantide hercule aventure sf

Genre : Hercule à la plage

Scénar : une caravane recueille le corps d'un homme qui s'est échoué sur la plage, à la tête du convoi une très jolie jeune femme que l'homme, Héraclès en personne venu de Parthes et victime d’une tempête, croit sortie de ses rêves : Virna, « la princesse du désert ». Le demi-dieu regarde avec regret la princesse partir (et elle ne semble pas non plus insensible à ses charmes) mais son père a semble-t-il beaucoup de mal à accueillir les étrangers. Au hasard, Virna a laissé tomber un bijou sur le sable et en traversant le désert pour le lui rendre, Hercule tombe sur une tribu attaquée par des bandits qu’il met presqu’à lui seul en déroute grâce à sa force extraordinaire. Il réussit ensuite à faire évader son prince et les deux mènent la contre-attaque avant que le grec ne parte mener sa propre enquête. Mais cette fois-ci c'est la tribu de Virna qui le ramasse et le prend pour un espion ! En fait les deux factions s'accusent mutuellement d’enlever ses femmes respectives. Accompagnés d'un étrange bruit strident, d’étranges hommes de métal finissent par attaquer et envoient même Hercule au tapis alors que la princesse est enlevée et que tous les soldats ont disparu ! Tout porte à croire que les assaillants occupent la « Montagne des Morts », un lieu qui, bizarrement, n'attire pas grand monde au premier abord.

Encore un colosse en petit short moulant ! Mais pour une fois, c’est un vrai Hercule (camouflé sous un nom des plus ridicules par des français définitivement trop portés sur le poison beaujolais) qui vient casser les dents des méchants ! Le culturiste américain Kirk Morris n'est pas l'acteur le plus doué de sa génération mais il fait suffisamment illusion pour divertir - ou faire rigoler suivant les séquences - dans une longue succession de bagarres générales sans vraiment beaucoup de scénarios autour, Héraclès / Hercule bottant invariablement le cul de ses adversaires un tantinet masochistes. Et on l’a souvent vu, Hercule n'a peur de rien quand il s'agit de récupérer sa dulcinée supposée d’un infâme guêpier, il en profite même pour dégringoler les superstitions locales, fait fi des malédictions, pratique la spéléo, brave les pièges maléfiques et pratique le lancer de boulet qui s'avère crucial lors d'une bataille de bon aloi. Après, on n’a pas dit que c’était une flèche hein, il peut parfois vraiment passer pour un crétin en tombant dans un des pièges les plus débiles du monde : un simple trou dans le sol avec un filet au fond. Cependant plus con encore, celui qui a pour coutume de se mesurer avec son hôte qui vient à peine d’entrer dans sa tente, c’est quand même pas de bol de tomber sur un Hercule. Ouille !

Sinon, le cocktail mythologie à l’arrache, aventure exotique, action musclée et carton-pâte ne fait pas tout, on n'est pas loin des personnages de fumetti avec ces hilarants bonhommes bleus à tronche dorée (arborant presque fièrement, comme ce neuneu de Superman, leur slibard sur le pantalon), un scientifique ressemble quant à lui au Ming de Flash Gordon, casque à crête en sus, la science-fiction fait son apparition alors que le péplum pur est déjà de l'histoire ancienne depuis longtemps, on persiste quand même ici avec des couleurs kitsch et phosphorescentes en présence de ce Frankenstein fort Midas des profondeurs (globalement, les décors sont très sympas), on ajoute simplement à la bande sonore des bruits vibratoscillatoires un peu comme quand apparaît la soucoupe volante dans un paquet de films SF de la décennie précédente. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se moquer, c’est encore ici un bon moment de cinoche populaire made in Alfonso Brescia (entre Maciste contre le fantôme et Le Triomphe d'Hercule, pour situer un peu), on se demande juste comme ce très bon artisan a pu laisser passer une scène de torture solaire à la loupe qui ne semble ne faire de mal qu’au prisonnier alors que plein de gens sont devant et autour sans être incommodés. Encore un coup de l’écran total ?

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