Chroniques concerts
06
Juil
2014
grindcore death metal brutal truth concert morgue

Plus de vingt ans après avoir mangé dans la tronche l’incroyable Extreme conditions demand extreme responses (1992),

il est venu le temps de la première (mais aussi dernière) rencontre avec le fabuleux groupe de Dan Lilker. Et avec une date à la Secret Place, armée de moshers ready et quand même un petit pincement au foie car avec le temps tout s’en va, let’s go dans la Zoldier Auto, tant pis pour GRANDIZER que death-y-dément on ne comprendra jamais, un concert comme ça c’est aussi la joie de revoir de vieilles connaissances (Marc !) et de papoter avant les déflagrations suivantes... 

Et avec MORGUE ça défouraille toujours à fond, le son effrayant sorti droit des enfers te colle au plafond en moins de deux, les morceaux supersoniques se succèdent, le groupe interprète pas moins de cinq inédits pour l’occase, sans parler d’une reprise du Demonic incarnate d’INCANTATION dédicacée à une Eglise qui est FIERE de ne pas être pour rien dans cette apparition. Un set qui, une fois de plus, marque les esprits au fer rouge, que l’on n’aime ou que l’on n’aime pas cette noire et bruyante incarnation de la sauvagerie. Nom de dieu qu’il est bon d’annihiler les cervicales pour de bonnes raisons !!! 

Les souvenirs de la prestation de BRUTAL TRUTH, outre la rencontre avec Monsieur Lilker, jeune homme de cinquante ans qui se montre abordable malgré la « bonne humeur » générale, se limitent à l’entrée en matière par Birth of ignorance et par la pluie de coups qui suivit, salvatrice. Car ce groupe réveille au fond des tripes la Bête qui se nourrit de chocs et de cris, cette entité tapie tout le reste du temps sous un costume de normalité étouffant. No mosh ?! Ben t’as qu’à juste venir faire un tour chez nous pour déguster un ragout de lattes et une salade de phalanges. Dura lex, sed lex, il n’y aucune raison de ne pas sortir épuisé d’une salle au même titre que les artistes qui y mettent le feu hein ?! Et ce groupe, ça tombe bien, se sert de la folie ambiante pour délivrer à la horde sauvage un concert absolument génial, c’est la brutale vérité que d'avouer qu'on essaie de s’en remettre depuis, sans succès.

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